Bedie Ou La Chronique D’une Victoire Annoncée

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On ne le dira jamais assez, la démocratie c’est vraiment quelque chose de simple. Et le congrès du PDCI quoiqu’enfanté dans la difficulté (et en dépit de quelques soubresauts dans son déroulement) vient de nous le rappeler de façon éclatante. Il n’y a que par la confrontation des idées et des opinions que peut jaillir une position assez consensuelle autour de laquelle battre le rassemblement.

Avec le recul, et en considérant la victoire écrasante du président Bédié, on se rend compte à quel point étaient superflues toutes ces attaques, toutes ces boules puantes échangées entre membres de la même formation. Beaucoup de choses auraient pu être évitées face à un adversaire qui il est vrai jouait son rôle de challenger avec un zèle démesuré. Certaines charges de ces récalcitrants étaient sans nul doute difficiles à encaisser. Mais la riposte a paru parfois démesurée au point que certains observateurs en sont arrivés à confondre agresseurs et agressé. Comme dirait l’autre, « y avait vraiment rien face ». Alors c’était pas la peine de sortir la grosse artillerie. On ne tue pas une mouche avec un marteau.

Après une défaite aussi cuisante, il est normal que certains l’aient mauvaise et jouent les rabat-joie. Mais un score pareil est sans appel et les complaintes entendues ici et là ne peuvent être mis que sur le compte de récriminations de mauvais perdants. Ceux qui tapis dans l’ombre mettaient de l’huile sur le feu en attendant de capitaliser une éventuelle victoire de leurs poulains en sont pour leur frais. Les militants ont préféré l’avenir serein au sein du RHDP à l’aventure périlleuse d’une alliance avec les refondateurs. Pour ceux qui ne l’avaient pas encore compris, le retour sur terre a été vraiment brutal. Et la piqûre de rappel adressée par le chef lors de son discours d’orientation a sonné le glas de leurs ambitions maritales avec le PDCI. Amour c’est pas forcé.

La victoire du président Bédié obtenue dans l’adversité n’en est que plus éclatante. Et elle confirme encore une fois une conception éculée de la pratique démocratique qui veut qu’un peuple ne soit pas assujetti aux textes qui le régissent mais puisse en disposer librement (selon son bon vouloir) lorsque le besoin s’en fait sentir. Les partisans du fétichisme des textes doivent donc revoir leur position. L’Assemblée Générale est souveraine et ne saurait en aucun cas être prisonnière de règles qu’elle s’est elle-même librement dotées. Et c’est au nom de cette totale et permanente liberté postulée par les textes eux même qu’un peuple ou un groupe se réserve le droit de les modifier en vue de tenir compte des exigences nouvelles suscitées par la marche du temps et l’évolution de la communauté.

93% des voix, c’est plus qu’un plébiscite, un véritable raz-de-marée rendu possible par une adhésion totale de toutes les couches du parti au discours et à la vision d’un homme. Le président Henri Konan Bédié comme certains avaient voulu le faire croire n’est pas seulement l’homme des apparatchiks du parti. Hommes, femmes, vieux, jeunes, tous ont épousé sa vision et son ambition pour ce pays. Et ceux qui se réclamant d’une éternelle jouvence prétendaient s’approprier cette jeunesse et parler en son nom devront patienter avant de monter sur le pavois. Le rajeunissement du PDCI est une nécessité. Mais elle se fera dans le respect des aînés et non dans la confrontation avec eux. Le passage du flambeau n’en sera que plus authentique et la bénédiction plus porteuse de fruits.

Le match est donc terminé et il est inutile de le rejouer surtout lorsque le score est aussi fleuve. Les vaincus doivent accepter leur défaite et rentrer dans le rang aux côtés du vainqueur en vue de tracer les sillons du futur. Un futur fait de promesses pour cette jeunesse que chaque candidat a tenu à placer au centre de son programme. Un futur porteur d’espérance et de succès pour tous et pour chacun. C’est en jouant en équipe de façon soudée que nous relèverons ces défis. Les défis de l’émergence et du développement. Et comme le disait le président Bédié, « on ne change pas une équipe qui gagne ». Notre champion est déjà connu pour 2015 et il n’a pas changé. Car nul doute que cette victoire du président Bédié annonce une autre encore plus brillante pour le PR Ouattara lors des prochaines présidentielles.

Alors tous unis pour la victoire du RHDP en 2015.

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