Trevor Willard : « c’est plus facile et judicieux d’investir dans les programmes de préventions »

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Sante. L’Institut Pierre Delbet plaide pour un meilleur investissement dans la prévention des maladies en Côte d’Ivoire.

Monsieur Trevor Willard, directeur Afrique de l’Institut Pierre Delbet, cellulogiste.

Bientôt l’institut va mettre à la disposition des ivoiriens un manuel dénommé « code du guide nutritionnel ivoirien ». De quoi s’agit-il ?

L’institut offre le ‘’code du guide nutritionnel ivoirien’’ dans le but de permettre aux habitants de la Côte d’Ivoire de prendre en main leur propre santé. Il s’agit donc dans ce guide de faire l’inventaire des aliments cultivés à partir du sol ivoirien. Et de monter comment ils contribuent à la santé des consommateurs. Mais aussi, ce manuel va plus loin pour évoquer les avantages et inconvénients des aliments vendus en Côte d’Ivoire en provenance de l’extérieur.

Quels sont les acteurs de ce guide ?

Mon organisation associe pour la réalisation de ce manuel, les cultivateurs, les nutritionnistes, les agronomes, les industriels, les ministères de l’Agriculture, de la santé, de l’environnement et du développement durable, de la production halieutique et animale et l’université Félix Houphouët Boigny (Ufhb) à travers le département de santé publique. A cet effet, s’ouvrira un séminaire dans les prochains jours à l’Ufhb de Cocody Abidjan.

Votre lutte se situe à quel niveau ?

Nous estimons qu’il est plus facile et judicieux d’investir dans les programmes de prévention des maladies et leur traitement que  de se mobiliser pour lutter contre telle ou telle pathologie. Comme on le constat en Côte d’Ivoire, l’Etat a créé plus de 20 programmes de luttent contre les pathologies. Alors nous notre lutte se situe au niveau de la prévention des maladies.

Que doit donc faire l’Etat de Cote d’Ivoire ?

Le gouvernement a créé des programmes, mais devrait par exemple créer un ministère délégué à la prévention des maladies comme c’est le cas au niveau de l’emploi. De sorte qu’il donne les moyens financiers, intellectuels (…) pour travailler à la prévention des maladies. Il doit donc avoir une prise de conscience au niveau gouvernemental qui va influencer l’éducation sanitaire. Ce qui débouchera sur une hygiène de vie. Dans le seul objectif de favoriser et d’avoir une génération sans hypertension, sans diabète, sans cancer (…).

L’institut attend quoi des décideurs ?

Une volonté politique pour la vulgarisation du ‘’ code du guide nutritionnel ivoirien’’. La prévention des maladies et la maintenance de la santé est aujourd’hui un métier, une expertise. Pour notre part, nous sommes entrain de former des conseillers santé de bien-être.

A quoi serviront les conseillers que l’institut forme ?

Ces conseillers une fois formés iront apprendre la méthode de prévention à la population. Et donc au quotidien ils veillent sur la santé des autres. Les conseillers savent à travers cette formation que le médecin s’occupe des maladies, des pathologies et qu’ils leur reviennent de faire de la prévention. De rendre des personnes apparemment bien portant acteur de leur santé.

Y Cazola

Lementor.net

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