Les trois raisons qui expliquent la démission de Gnamien Konan de la tête de l’UPCI

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Plus 2020 approche, plus on se rend compte que les choses ne sont pas aussi facile pour trouver la bonne équation afin d’être le futur locataire du palais du Plateau. Gnamien Konan faut le dire caresse déjà depuis longtemps le rêve de diriger la Côte d’Ivoire mieux d’être le successeur du président Ouattara.

Le samedi 10 Juin dernier nous apprenions la démission de l’ancien ministre de la fonction publique et de la réforme administrative du dernier gouvernement du désormais vice-président de la république son excellence Daniel Kablan Duncan de la tête de l’UPCI. Cette démission même si elle surprend bon nombre d’observateurs ne doit étonner. En effet, Gnamien Konan et son équipe étaient arrivée à une divergence de vue si grave concernant le RHDP que la séparation était la seule et ultime voie. Pour l’ancien président de l’UPCI, il était important après son éviction du gouvernement que son parti se retire de la coalition RHDP au pouvoir en guise probablement de protestation. Chose que ses collaborateurs ont eu du mal à comprendre, à partager et exécuter. Les relations du coup ont pris un coup même si dans les déclarations chacun essaie de ne pas offenser l’autre en se disant que demain peut nous réserver des surprises. La deuxième raison de la séparation au sein de l’UPCI est la volonté de Gnamien Konan d’être sur le starting block pour les présidentielles de 2020. Tout le monde le sait, l’enfant de Botro dit à qui veut l’entendre que 2020 ne se fera pas sans lui. Il y travaille donc et se donne les moyens de réussir son coup. Le hic était de savoir si l’UPCI aurait pu porter les espoirs de l’ex DG des douanes. Gnanien Konan s’est rendu compte que pour réussir ce pari, il lui faudra un parti clairement engagé avec lui dans l’accomplissement de son ambition ; ou à défaut il lui faudra un mouvement à même de porter haut cette ambition. L’UPCI qui est en réalité un micro parti semble ne pas remplir cette condition. Le député de Botro a donc bien voulu mettre fin à sa fonction de président de l’UPCI avec en esprit de créer une force politique plus grande, forte et cohérente d’avec ses ambitions. Pour faire mode, l’ex ministre ne verrait pas d’un mauvais œil une posture à la Macron. Ceci expliquant le durcissement du discours de Gnamien Konan envers ses anciens amis du RHDP afin dit-on de consacrer la rupture. La troisième raison qui explique cette séparation est d’ordre personnel et humain. L’ex ministre de Duncan comme une bonne frange de dirigeant africain reste allergique à la contradiction. Mettre le président fondateur d’un parti qu’il a créé ; auréolé de son expérience professionnelle (ex DG et ex ministre) en minorité est une tâche ardue et difficile en Afrique. La réponse à ce genre d’offenses est souvent la mise à l’écart de ses collaborateurs. Gnamien Konan lui aura choisi de se mettre à l’écart peut être en pariant sur la mort prochaine et certaine de son bébé (UPCI).  

La rédaction

Lementor.net

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