‘’Limitation de l’âge des véhicules importés en Côte d’Ivoire’’ : Le cri de cœur des acteurs du secteur au gouvernement ivoirien

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Entrée dans sa phase active depuis le 01 juillet 2018, le décret portant limitation de l’âge des véhicules importés en Côte d’Ivoire, n’est pas sans conséquence pour les agents, et autres responsables des structures, exerçants dans ce secteur d’activités.

« Faillite, perte d’emploi, baisse considérable des chiffres d’affaires, pauvreté ». Les agents, et responsables de structures exerçants dans se secteur d’activité sont frappés de plein fouet par cette mesure, pourtant prise par le gouvernement ivoirien dans la perspective de renouveler le parc automobile, jugé vieillissant.

Pour Touré Idrissa, importateur de véhicule d’occasion, ce décret cause déjà d’énormes dommage en termes d’emploi. « C’est un coup dur pour nous les importateurs de véhicules. Cette mesure nous appauvri de jour en jour. De millier d’emploi sont perdus. Il faut faire quelque chose, sinon les jours et les mois à venir seront encore plus difficile à supporter », tire-t-il la sonnette d’alarme.

On ne peut plus clair, son compatriote, Traoré Mamadou, indique pour sa part que sur 2600 véhicules importés entre 2015 et 2017, ensuite à 2000 en février 2018, puis une chute vertigineuse à partir d’août 2018, soit un mois après l’entrée en vigueur de cette mesure gouvernementale. Seulement 50 véhicules importés. Son entreprise déclare donc faillite avec pour conséquence une vingtaine d’employé à la rue.

Le secteur des véhicules importés, a rapporté pourtant, selon les statistiques du guichet unique automobile, pas moins de 100 milliards trésor public ivoirien en 2016, et 50.000 véhicules ont été importés la même année. Elle a généré 6000 emplois directs et 4000 indirects.

Derrière cette mesure du gouvernement ivoirien, donc, croient, certains acteurs, se cache la volonté manifeste de l’Etat, de faire la part belle au concessionnaire. « Cette mesure du gouvernement vise clairement à exclure de fait les importateurs de véhicules d’occasion de ce marché dans notre Pays. La seule alternative laissée aux populations est donc celle des concessionnaires », dénonce-t-ils.

Tous les secteurs, entreprises de transit, importateurs, économie ivoirienne sont pourtant touché par cette mesure, qui de surcroît n’épargne pas le panier de la ménagère. En témoigne les recettes douanières de la ville frontalière de Pogo dans le nord du pays qui ont fortement baissé. « En janvier 2018 par exemple, l’entreprise Terra importait 2449 véhicules d’occasion contre seulement 206 en aout de la même année, c’est-à-dire, à parti de l’entrée en vigueur du décret. Les recettes douanières de la ville frontalière de Pogo, au nord de la Côte d’Ivoire ont connu une chute record. De 150 millions de recette mensuelle, elles sont passées à 9 millions. 18 sociétés de transit sur 20 ont dû fermer dans la ville. L’impact de la mesure se fait sentir davantage au fil des jours. Aucun secteur d’activité n’est épargné, même le panier de la ménagère en souffre », a confié une autre source.

A l’instar donc des acteurs du secteur visiblement touchés par cette mesure M. Aboubacar K., a invité le gouvernement à revoir sa copie et abroger ce décret. « Il faut déjà saluer les performances économiques de notre gouvernement. Mais pour cette mesure, nous estimons que tous les contours n’ont pas été pris en compte. Nous ne sommes pas forcément contre les arguments avancés, mais il faut voir les conséquences du décret », propose-t-il.

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