11 e Bureau politique du PDCI Les graves dérapages de Henri Konan Bédié.

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Dans bien des cas, l’âge n’est pas synonyme de sagesse. Cela semble s’apparenter à celui de Aimé Henri Konan Bédié, président du PDCI dont les propos au siège de son parti à Cocody, ce jeudi 14 novembre 2019, au cours du 11e bureau politique de sa formation, poussent plusieurs ivoiriens à endosser cette thèse.

A cette rencontre du PDCI, Konan Bédié s’est encore illustré en faisant une sortie hasardeuse. A âgé de 85 ans, l’ainé qui devait être aujourd’hui une source de sagesse dans laquelle la classe politique devait aller s’abreuver, continue de développer et d’être le chantre des thèses de l’Ivoirité et de la xénophobie.

Et pourtant, ces deux notions sont des ingrédients qui ont alimenté la grande division dans le pays. Elles sont aussi les causes de l’échec de son règne de 1993 à 1999, après la mort du père de la Côte d’Ivoire indépendante. Meme, ont provoqué le coup d’Etat qui a mis fin à son pouvoir le 7 décembre 1999.

Des propos du genre : « Le RHDP a fait son meeting à Paris avec de faux militants. Ils sont allés chercher des Maliens et ont partagé 100 euros, (65.000F CFA) », en y ajoutant que ceux-ci revenaient de la mosquée (Château Rouge), sont une accusation grave de toute la diaspora d’un pays voisin et une insulte à une religion.

Cela suscite depuis hier des interrogations dans la population. Les ressortissants Maliens musulmans de France seraient aussi si nécessiteux et leur en doute que ça au point de se faire convoyer pour 100 Euros d’une  mosquée à un lieu de meeting politique ?  

Des Ivoiriens attendent des réponses. Mais aussi attendent  que le président du PDCI, qui a lâché cette accusation grotesque, leur démontre comment il a pu identifier les Maliens dans cette mobilisation à l’extérieur du pays et dont la grandeur continue de susciter de la jalousie ?

L’ex-chef de l’Etat, n’est pas à sa première. En juin 2019, il avait créé la polémique en accusant les « étrangers » dans la crise de l’orpaillage clandestin.

Déjà, il est même allé plus devant ses militants de Koumassi venus le voir à Daoukro : « Prochainement, je parlerai de faits troublants. D’abord les conflits intercommunautaires. Ensuite, de ce que recouvre le phénomène de l’orpaillage en Côte d’Ivoire. Puisqu’on fait venir des étrangers armés qui sont stationnés dans beaucoup de villages. S’ils sont armés, c’est pour servir à quoi ? »

A cette occasion, il avait ajouté sous forme d’avertissement : « Il faut seulement que nous soyons conscients, le moment venu, nous agirons pour empêcher ce hold-up sur la Côte d’Ivoire, sous le couvert de l’orpaillage. Nous dénoncerons aussi ceux qu’on fait venir clandestinement. Cela se passe surtout dans la commune d’Abobo. Les gens rentrent, on leur fait faire des papiers et ils ressortent. Certains repartent, d’autres restent. Et tout cela dans quel but ? Si c’est pour venir fausser les élections de 2020, nous préférons le savoir ».

Auteur : Bayo Fatim

Source : Lementor.net

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