Opportunités d’affaires en Afrique l’ouest Les entreprises Ivoiriennes attaquent le marché Liberien

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Le Liberia est désormais dans le viseur des entreprises ivoiriennes. Dans cette optique, une mission d’exploration d’opérateurs économiques conduite par le président de Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci), Jean-Marie Ackah, a séjourné, du 13 au 14 novembre, à Maronvia, Capitale du Liberia,. Cette visite de travail lui a permis se rendue compte de l’existence de réelles potentialités économiques dans ce pays.

Estimant que cela offre des opportunités à saisir, le président de la Cgeci veut sauter sur l’occasion.    

Il explique : « L’avenir des entreprises ivoiriennes ne saurait se réduire au marché domestique, si important soit-il. Nous sommes convaincus que le secteur privé ivoirien n’a pas d’autre choix que de se déployer à l’international pour gagner des parts de marché. Nous avons des atouts indéniables pour nous permettre de prendre ces positions et pour nous préparer à l’ouverture du marché africain. Si nos entreprises ne s’engagent pas dans cette démarche, à moyen ou à long terme, elles courent le risque de voir d’autres venir et conquérir nos marchés ».
Tout en indiquant que les barrières linguistiques ne sont plus suffisantes, il a exhorté les entreprises Ivoiriennes à être conquérantes, comme le recommande le gouvernement. Ce qui est une invitation à voir grand et au delà des marchés nationaux quelque soit la grandeur de l’entreprise.

A Moronvia, la mission a été meublée de plusieurs échanges entre hommes d’affaires de Côte d’Ivoire et du Liberia. Ceux-ci visaient à créer une volonté réciproque de faire chemin ensemble. Des exposés ont permis aux opérateurs économiques des deux de se faire des idées sur les situations économiques et les environnements des affaires.

Ainsi les ivoiriens présents ivoiriens présents ont fait une lecture précise des atouts du Libéria, surtout des secteurs porteurs. Ce qui ne va pas sans des contraintes réglementaires du marché Libérien encore vierge et ou tout presque est à faire.

Et la satisfaction vient de la volonté de l’administration libérienne qui envisage inciter davantage les opérateurs extérieurs à nouer des partenariats avec les hommes d’affaires libériens. Bien qu’il faut faire face à l’externalisation du capital dans l’économie Libérienne qui atteint jusqu’à 91% des capitaux investis dans le pays.

Et les entreprises ont reçu des invitations. James M. Strother, président de la Liberia Business Association (Liba), la centrale patronale libérienne : « Nous vous attendons, chers hommes et femmes d’affaires ivoiriens, pour créer des joint-ventures et améliorer les conditions de vie de nos populations ».

Pour Molewuleh B. Gray, Chairman de la Commission nationale d’investissement, il y a des  opportunités d’affaires, dans pratiquement tous les domaines  au Liberia, c’est le cas de l’agriculture, l’agro-industrie, du tourisme, de l’immobilier, de l’énergie, et dans bien d’autres services.

Cette mission a permis la signature d’une convention bilatérale (Memorandum of Understanding – MoU) entre le président du Mouvement des petites et moyennes entreprises de Côte d’Ivoire, Joseph Amissah et son homologue de Liberian Business Association. Celle-ci vient s’ajouter à celle déjà signée en octobre 2018 entre la Chambre de Commerce et d’Industrie Ivoirienne (CCI-CI) et la National Investment Commission (NIC) du Liberia.

Le président Ackah n’a pas caché sa satisfaction.

« Cette mission nous a permis d’une part de toucher du doigt les potentialités économiques de ce pays qui est à une phase de son histoire du développement où beaucoup de choses sont à réaliser. Cela représente des opportunités intéressantes pour les entreprises ivoiriennes qui ont l’avantage de la proximité. Il nous appartient de rapporter une photographie exhaustive de la situation de l’économie libérienne à l’ensemble du secteur privé ivoirien pour que même les entreprises qui n’étaient pas présentes, puissent identifier des points d’intérêt.  Nous avons vu également les difficultés, les contraintes de ce pays. Et c’est notre rôle, en tant qu’organisation professionnelle, de présenter les potentialités à nos membres et, également de les accompagner pour relever les difficultés », s’est-il réjouit.                    

Auteur : Bayo Fatim

Source : Lementor.net

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