Retrait de la cour africaine : le coup de maître imparable d’Alassane Ouattara

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Ivory Coast's President Alassane Ouattara addresses participants of the "G20 Investment Summit - German Business and the CwA Countries 2019" on the sidelines of a Compact with Africa (CwA) in Berlin, Germany on Nov. 19, 2019. (John MacDougall/Pool via AP)

Comme d’habitude, les suiveurs de Guillaume Soro et l’opposition n’ont rien vu venir et surtout n’ont compris à la sortie du gouvernement qui est de se retirer de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples basée en Tanzanie.

Et pourtant à y regarder de près, cette sortie ouvre une vague de discussions et de négociations qui pourraient à court ou à long terme conduire au déballage public de la vérité au détriment de Guillaume Soro qui mieux que quiconque sait qu’Alassane Ouattara s’est fait son scalp.

Que peut-on dire d’une cour qui exige des états souverains de sursoir à l’exécution du droit, à la suspension de l’action judicaire, primordial dans l’équilibre des nations, juste pour plaire à des promotionnaires d’université comme c’est le cas entre Me Ore Sylvain et Guillaume Soro.  C’est une grave et condamnable légèreté qu’une instance judiciaire de ce niveau exige la non-application du droit et qui apparait tristement comme un autre échec des intellectuels africains qui montrent qu’on ne peut pas leur faire confiance ; en tout cas dans une large proportion. 

Une accointance que le très populaire site AfrikSoir.net, un site référencé, a bien voulu défendre au prix de sa crédibilité ; dans une démonstration qui frisait le mercenariat avant de nous rejoindre sur le fait central, l’épine dorsale de notre article : Ore Sylvain, à travers son associé Me Diallo Souleymane, est l’avocat de Guillaume Soro. Un conflit d’intérêt que même un étudiant en première année en droit des affaires peut démontrer avec aisance. (Nous y reviendrons).

Pour revenir à notre sujet du jour, il est important de savoir que la sortie de la Côte d’ivoire de la cour africaine, loin d’être un incident diplomatique, est une invitation diplomatique à venir voir, à toutes ces organisations comme Human Right, à venir regarder de près le dossier Guillaume Soro.  En sortant donc de la cour africaine, Alassane Ouattara ouvre ainsi grandement l’enquête aux organisations des droits de l’homme qui auront eux-mêmes le temps d’apprécier de la véracité, de l’irrévocabilité et de l’abondance des preuves contre l’ex-chef du parlement et ses amis.

Alassane Ouattara est un homme juste et correct. On sait bien que la défense de Soro s’est ouverte à un monologue sur la forme et le fond du problème, fuyant les procès, alors que lors des deux instructions concernant ces affaires (détournement de fonds et atteinte à la sureté de l’état), elle a été incapable de fournir la moindre preuve ou un début de preuve pour soutenir ses propos.  

Pensez-vous qu’Alassane Ouattara, juste pour Soro Guillaume se mettra à dos des organisations mondiales avec lesquelles il a pris soin de se construire des relations particulières et privilégiées ? En réalité, le chef de l’exécutif Ivoirien, sûr de son fait, se donne les moyens pour remporter cette bataille, laver l’affront, à la loyale, dans un procès juste et devant tous les partenaires qui désormais garderont un œil sur le dossier.

Par ailleurs, comment comprendre que depuis son adhésion à la CADHP en mai 2013, alors que 27 affaires concernant la Côte d’Ivoire sont sur la table de cette juridiction, l’État de Côte d’Ivoire Côte d’Ivoire s’étonne du fait que la 28 -ème affaire (affaire Soro) soit privilégiée et traitée en urgence, de façon provisoire au détriment des autres 27 affaires toujours non traitées.

La condamnation de Guillaume Soro à 20 ans de prison est donc la réponse appropriée de la justice ivoirienne à cette cour désormais compromise d’Arusha. Cette cour est en train de perdre toute crédibilité sur le continent à cause de son amateurisme. A vouloir se mêler de tout, à vouloir se donner compétence à tout juger à la va vite sans aucune considération pour les juridictions nationales, elle va finir par causer le retrait de tous les pays membres. C’est dommage !

Comme on dit à Abidjan, avec ce coup porté par le brave Alassane Ouattara, le chef bandit est mort dans le film.

Auteur : La rédaction

Source : Lementor.net

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