Affaire IB: Soro Guillaume rattrapé par son passé ?

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Depuis ce weekend donc Guillaume Soro est poursuivi en France par un collectif de six personnes. L’ex-PAN est visé par une plainte déposée à Paris pour crimes de guerres, assassinats et tortures. Parmi ces personnes plaignantes figurent en bonne place la fille de Ibrahim Coulibaly, initiateur de la rébellion du 19 Septembre 2002. Un nom qui il faut le dire suivra Guillaume Soro jusqu’à la fin de ses jours.  

La riposte de Guillaume Soro, accusant de manipulations et de complot contre lui ne s’est pas fait attendre. Une riposte qui fera rire plus d’un. Guillaume Soro et ses conseils peuvent-ils démontrer l’existence d’un complot politique alors qu’il est loisible à toutes personnes, désireuses de s’informer, de se procurer l’audio de l’affaire du putsch manqué du Burkina Faso où Guillaume Soro se satisfaisait d’avoir éliminé le ministre Desire Tagro et Ibrahim Coulibaly en l’occurrence. Cette bande audio à elle seule referme avec autorité l’hypothèse du complot dont se plaint Guillaume et ses amis.

Les faits reprochés dans l’affaire Ibrahim Coulibaly et surement dans d’autres affaires à venir sont en réalité le passé indiscuté et indiscutable de Bogota ou encore Docteur Koumba. Est-ce le seul militaire dont la mort est attribuée à l’ex-secrétaire général du MPCI ? les noms ne manquent pas de Kolo Cobra à Ibrahim Coulibaly en passant par des centaines d’inconnus soldats et de civiles qui ont juste eu le malheur de dire autre chose que Soro et ses amis à l’époque. On peut crier au complot pour un, deux, trois mais pas pour des dizaines voire des centaines de victimes. Une source nous dira bien avant de rédiger cet article avec fermeté : « 100 % des crimes commis en zones CNO, l’ont été avec la bénédiction et même parfois sous la dictée de Guillaume. Au moment venu, nous parlerons ».

Récemment, Soro Guillaume disait de façon intrigante et dans un moment de confusion une phrase qui aurait créé le doute même chez le plus grand supporter et défenseur de l’ex-rébellion : « je n’ai pas tenu le pistolet qui a servi à tuer Ibrahim Coulibaly ».  C’est donc un pistolet qui aurait eu raison de la vie de Ibrahim Coulibaly pourrait-on se demander en toute légitimité. En tout cas la confession est de taille et mérite plus de détails de la part de Guillaume Soro. Lui qui pour se défendre dira depuis cet assassinat que le jour de la mort d’Ibrahim Coulibaly, il était en dehors du pays, en mission. Quelle mission sommes-nous tentés de nous demander. Cette plainte a un grand mérite qui est d’envoyer devant la justice une personne au moins à défaut des deux : le coupable ou un témoin de taille dans ce meurtre atroce.

On sait aussi avec quelques petites précisions que le cerveau du commando invisible avait, le jour de sa mort, dispersé ses soldats et décidée à aller au dialogue avec le président élu. C’était donc un soldat sans défense et sans armes. On sait aussi que IB était en attente d’un convoi de l’ONUCI qui étrangement a fait demi-tour sur un coup de fil d’un conseiller de Soro Guillaume…on sait toujours que l’ex aide de camp des enfants Ouattara avait volontairement accepté de se rendre au golf hôtel après maintes et difficiles tractations. Ibrahim Coulibaly n’est pas mort d’un accident de circulation. Les images de son corps traduisaient suffisamment la barbarie et la détermination des hommes venus lui ôter la vie. C’est un assassinat qui ne nécessite pas la mise en place d’un complot pour être démontré. C’est Ibrahim Coulibaly qui aura été victime d’un complot ce jour-là. Que Guillaume Soro est la décence d’épargner aux parents d’Ibrahim Coulibaly cette autre insulte et ultime souffrance.    

De persistantes rumeurs soutiennent que Ibrahim Coulibaly aurait été arrêté, les bras levés, sans combat, aux alentours de 13 :00 le jour de sa mort. Avec lui son jeune frère, lui aussi mort criblé de balles.

Y’a t’il besoin de comploter pour une famille, meurtrie par la disparition d’êtres chers, pour savoir ce qui a pu bien arriver à leurs biens ainés ? la réponse est NON.

En tout cas, le passé de Soro Guillaume ne plaide pas en sa faveur. On se souvient que la rébellion qu’il dirigeait avait été secouée par une série d’enlèvements, de tortures et d’exécutions sommaires. Les zones CNO sont des cimetières à ciel ouvert nous dira un interlocuteur.  

Les familles qui attendent que la vérité soit sue sur la mort de leurs enfants sont nombreuses. Le procès de Ibrahim Coulibaly représente une chance inouïe de savoir cette vérité qui va soulager tant d’années de souffrances, de torpeurs et de douleurs.

De 2004 à aujourd’hui, certaines familles attendent de savoir seulement où, juste le lieu, leurs frères et parents ont été enterrés à la suite d’exécutions extra judicaires lors de cette rébellion. Des mères et des pères sont morts de tristesse, d’angoisse et de douleurs à cause de la méchanceté et des atrocités commises dans la rébellion sous la bénédiction de Guillaume Soro.  

A Guillaume Soro, nous dirons pourquoi ne pas choisir ce moment pour se repentir. Lui qui depuis des années faisait de la réconciliation et de la repentance son cheval de bataille. Avait-il pensé que la réconciliation se ferait sans vérité ou voyait-il dans la thématique de la rébellion une autre arme pour assouvir à ses fins comme toujours ? en tout cas, le défi est de taille. Il ne s’agit pas pour Guillaume Soro de démontrer son innocence seulement. Il s’agit de démontrer qu’il était sincère avec le peuple de Côte d’Ivoire en premier quand il parlait de faire la paix, de faire la réconciliation. Ou bien comptait il faire la paix avec tout le monde sans y associer et appeler les familles de toutes ses victimes dont celle d’Ibrahim Coulibaly ? Que le président du GPS démontre qu’il est capable de réconcilier les Ivoiriens en se réconciliant à travers ce procès avec la famille de sa plus grosse victime. C’est clairement au pied du mur qu’on voit le vrai maçon. C’est donc au pied de ce défi qu’on verra le don de pardon et de réconciliation du député de Ferke en reconnaissant tout le mal qu’il aura fait à ses victimes.

La leçon à retenir de la situation de l’ex-président de l’assemblée nationale est de comprendre que quand on nourrit des ambitions aussi importantes que diriger son pays, on évite de faire du n’importe quoi. On s’investi plus à être sans reproche que de penser qu’on peut accéder aux commandes d’un pays dans l’abus, l’impunité et le crime.

Le passé de Guillaume Soro, écrit à l’encre de sang, aura tôt ou tard raison de lui. C’est désormais certain.

Auteur : La rédaction

Source : Lementor.net

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