Violation du code de déontologie des agents publiques : le sous-préfet Thierry Bouikalo-bi fait allégeance à Simone Gbagbo

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Les élections de 2020 qui s’annoncent difficiles ne seront possibles qu’avec une administration impartiale soucieuse de créer un climat de confiance entre eux et les électeurs Ivoiriens. En tout cas, le code de déontologie des agents publiques mérite relecture et explication approfondie à certains réfractaires. Un sous-préfet en fonction vient de violer le code de déontologie en toute tranquillité, en plein jour, aux yeux et à la barbe des autorités ivoiriennes.

Le sous-préfet Thierry Bouikalo-bi n’a pas pu se contrôler afin de respecter les contraintes de son métier, lui qui est en fonction présentement à Manhandougou dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire dans le département de Koro depuis le 28 décembre 2016. Une visite « officielle » à une figure politique pendant qu’on exerce comme agent publique est interdite par le code de déontologie en plusieurs points nous nous sommes interrogés à la vue de son poste sur les réseaux sociaux.  Au titre des dispositions générales, en son article premier est stipulé le point suivant dans le code de déontologie : « La présente loi porte code de Déontologie des agents publics. Elle détermine les normes de comportements et de conduite qui s’imposent à eux dans le cadre de l’exercice de leurs missions. ». Étant en fonction dans la localité mentionnée plus haut, il est clair que l’attitude du « commandant » Thierry Bouikalo-bi est une violation du code de déontologie des agents publiques. Le titre II du même code de déontologie est sans appel pour Mr Thierry Bouikalo-bi en son chapitre III article 17 : « Les responsables et cadres supérieurs du service public doivent, dans l’exercice de leurs fonctions, se comporter dans le respect des exigences éthiques en vue de préserver et de renforcer la confiance du public ». Cette visite à madame Gbagbo est de nature à détériorer l’image de l’état et d’accroitre les craintes des populations quant à son impartialité. C’est une véritable faute professionnelle et grave commise par cet agent de l’état bien connu dans la machine du FPI. Un véritable proche du camarde Affi N’guessan. Un militant tout court qui vient de le démontrer. Le clou est enfoncé avec l’article 23 contenu dans le titre III du code dans son premier chapitre en ces termes : « Tout agent public, dans l’exercice de ses fonctions, doit s’abstenir de poser, en raison de ses convictions politiques, philosophiques, religieuses ou de toutes autres considérations, des actes préjudiciables au bon fonctionnement du service ». L’acte que vient de poser cet agent de l’état le mercredi 19 décembre mérite une sanction ou tout au moins une explication. Sous son poste publié sur Facebook, que nous attachons pour votre information on peut bien lire : « j’ai été reçu par la première Dame Mme Simone Ehivet Gbagbo à sa résidence de Cocody-Riviera le mercredi 19 décembre 2018. Une visite de compassion depuis sa sortie de prison. L’émotion était grande mais la joie était partagée ». Des mots qui en disent long sur le militantisme avéré de cet agent de notre administration. Une grave faute professionnelle sans ambages nous sommes tentés de le dire.   

Pour qui connait le passé militant-effronté de Thierry Bouikalo-bi, la question de savoir comment ces personnes font elles pour toujours occuper des postes dans cette administration qu’ils détestent tant trottine à l’esprit, qui rime avec incohérence. Il ne faut pas se rendre la tâche difficile en mettant dans le système des « virus » qui n’hésiteront pas à entrer en action le moment venu.

Le « commandant » Bioukalo-bi n’est qu’un petit exemple, un cas parmi tant d’autres. Ils sont des milliers dans notre administration, dans les forces de sécurité et de défense qui arrivent difficilement à se défaire de leur appartenance politique et restés professionnels.

Le contraste incompréhensible est que pendant qu’on positionne des exilés venus du Ghana après avoir rejeté l’élection du président Ouattara avec force en mots et en actions, il se trouve des personnes aptes pour le travail dans les circuits proches du pouvoir qui souffrent avant même de s’obtenir un entretien de travail. Il est impératif que cette habitude cesse avec les sérieuses échéances qui approchent où les ennemis n’hésiteront pas à porter le coup de grâce à l’administration Ouattara.

Auteur : la redaction

Source : Lementor.net

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