Lementor.net : votre site de presse préféré fait peau neuve ! Découvrez notre nouveau design dès maintenant.
Lementor.net : toutes les infos, en temps et en heure. Restez informé 24h/24.
mercredi , 4 novembre 2026
Lementor.net : votre site de presse préféré fait peau neuve ! Découvrez notre nouveau design dès maintenant.
Lementor.net : toutes les infos, en temps et en heure. Restez informé 24h/24.

Radiation de Laurent Gbagbo de la Liste Électorale : Une Décision Légale mais Risquée pour la Stabilité Ivoirienne

370

La question de la radiation du nom de Laurent Gbagbo de la liste électorale par le président de la Commission Électorale Indépendante (CEI), Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, est complexe et soulève d’importants enjeux légaux et politiques en Côte d’Ivoire.

D’un point de vue strictement juridique, la radiation d’un citoyen de la liste électorale doit se baser sur des critères précis définis par la loi électorale ivoirienne. L’article 5 du Code électoral stipule qu’une personne perd son droit de vote si elle est condamnée pour des crimes graves. Or, Laurent Gbagbo, ancien président de la République, a été condamné par contumace en 2018 à 20 ans de prison en Côte d’Ivoire dans l’affaire du “casse de la BCEAO”, alors qu’il était acquitté par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Ce jugement national, non purgé en raison de son exil, pourrait légalement justifier une radiation.

Cependant, la question dépasse le cadre légal pour devenir éminemment politique. Laurent Gbagbo, figure incontournable de la scène politique ivoirienne, reste une personnalité influente et largement soutenue. Enlever son nom de la liste électorale pourrait apparaître comme une manœuvre politique visant à affaiblir l’opposition et risquerait d’entraîner des tensions sociales et politiques. En 2020, cette décision avait déjà provoqué un tollé et Gbagbo avait été réintégré in extremis grâce à une ordonnance présidentielle.

L’enjeu pour Ibrahime Coulibaly-Kuibiert et la CEI est de trouver un équilibre entre le respect des lois électorales et la préservation de la paix sociale. La radiation de Gbagbo risquerait de diviser encore plus la société ivoirienne à l’approche des élections de 2025, où la question de la transparence et de la crédibilité du processus électoral sera centrale.

Un tel acte, bien que légalement justifiable sous certaines conditions, pourrait avoir des répercussions bien au-delà du cadre juridique, ravivant les tensions politiques du passé et mettant à l’épreuve la stabilité démocratique du pays.

Leave a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles récents

CATEGORIES

Related Articles

Non classéÀ LA UNEEconomie Et Finance

MTN Côte d’Ivoire : la connexion rurale comme priorité stratégique

Par La Rédaction | Lementor.net MTN Côte d’Ivoire renforce son réseau pour...

À LA UNEPresse Africaine

Sénégal : Diomaye à Washington, la diplomatie économique en action

Par La Rédaction | Lementor.net Le président Bassirou Diomaye Faye est actuellement...

À LA UNEDÉCLARATIONS ET COMMUNIQUES

MFA, l’acte fantôme

Par MFA | MFA La disparition juridique d’un parti politique ne se...

À LA UNEEconomie Et Finance

Banque mondiale-Côte d’Ivoire : les priorités du prochain partenariat en discussion

Par La Rédaction | Lementor.net Une visite de travail consacrée au portefeuille...

Nos rubriques

Nos dossiers

Rejoignez notre newsletter

[mc4wp_form id="152"]

Lementor © 2025. Tous droits réservés