Par AN | Lementor.net
Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan a rendu public, ce jeudi 19 février 2026, un communiqué détaillant les circonstances de l’interpellation de Konan Andis Jean-Christian, alias Jean Christian Konan, tout en appelant à la vigilance face à la propagation d’informations erronées sur les réseaux sociaux.
Tout commence le lundi 16 février 2026, lorsque le mis en cause est interpellé par les agents de la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité. Cette arrestation intervient à la suite de huit plaintes déposées par des personnes physiques et morales, mais également en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par un juge du Tribunal de Première Instance de Bingerville. Les faits à l’origine de ce mandat portent sur une affaire d’escroquerie estimée à 80 millions de FCFA, ce qui a immédiatement déclenché une procédure judiciaire.
Dans la continuité, le suspect est déféré devant le parquet d’Abidjan le mercredi 18 février 2026. Une information judiciaire est alors ouverte, révélant la gravité des accusations portées contre lui. En effet, Jean Christian Konan est poursuivi pour trouble à l’ordre public, diffusion de fausses informations susceptibles d’inciter à la désobéissance aux lois, atteinte au moral de la population, mais aussi pour diffamation et invectives via un système d’information. À cela s’ajoutent des faits de provocation à la destruction d’édifices et de filouterie de résidence, autant d’infractions prévues et sanctionnées par le Code pénal ivoirien, la loi sur la cybercriminalité ainsi que celle relative à la presse.
Par conséquent, le mis en cause devra comparaître devant le juge d’instruction de Bingerville le 20 février 2026 afin de se voir notifier officiellement le mandat d’arrêt. Cette étape marque une avancée décisive dans la procédure et ouvre la voie à la poursuite des investigations judiciaires.
Dans le même temps, le Procureur de la République déplore la circulation de certaines publications sur les réseaux sociaux qui tentent d’attribuer à cette affaire des motivations autres que celles établies par la justice. Il souligne que ces allégations relèvent de la diffusion de fausses informations et rappelle que leurs auteurs s’exposent à des poursuites judiciaires. Par cette mise au point, le parquet entend rétablir les faits et contenir toute tentative de manipulation de l’opinion publique.
Au-delà du cas individuel de Jean Christian Konan, cette affaire met en lumière la fermeté des autorités ivoiriennes face aux infractions liées au numérique. Elle traduit également une volonté claire de lutter contre la désinformation, devenue un enjeu majeur dans l’espace public.
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