Par AN | Lementor.net
Les autorités ivoiriennes ont arrêté les prix minimums d’achat des noix de cajou pour la campagne de commercialisation 2026. L’annonce a été rendue publique à travers un communiqué du Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK), organe chargé de la régulation des filières coton, anacarde et karité en Côte d’Ivoire.
Selon l’institution, ces prix concernent exclusivement les noix de cajou correctement séchées et soigneusement triées, une exigence destinée à préserver la qualité du produit sur les marchés local et international. Cette décision vise aussi à sécuriser les revenus des producteurs tout en renforçant l’organisation de la filière anacarde, considérée comme un secteur clé de l’économie agricole ivoirienne.
Dans le détail, le prix plancher obligatoire bord champ a été fixé à 400 francs CFA le kilogramme pour la campagne 2026. Ce montant correspond au tarif minimum que les acheteurs doivent verser aux producteurs dans les zones de production.
Le CCAK précise également que le prix minimum dans les magasins intérieurs est établi à 425 francs CFA le kilogramme, tandis que le prix plancher dans les magasins d’usine atteint 454 francs CFA le kilogramme. Pour les magasins portuaires, le tarif minimum a été arrêté à 484 francs CFA le kilogramme.
À travers cette grille tarifaire, les autorités entendent mieux encadrer la commercialisation de l’anacarde et garantir une rémunération plus équitable aux producteurs tout au long de la chaîne de valeur.
Le Conseil Coton Anacarde Karité rappelle par ailleurs que les cargaisons présentant un taux d’humidité supérieur à 10 % seront systématiquement refusées lors du déchargement. Cette mesure vise à maintenir des standards de qualité élevés pour les noix de cajou ivoiriennes destinées à l’exportation.
La Côte d’Ivoire figure en effet parmi les principaux producteurs mondiaux d’anacarde. Les autorités appellent donc l’ensemble des acteurs du secteur – producteurs, acheteurs et exportateurs – à respecter scrupuleusement les prix fixés ainsi que les normes de qualité établies pour cette campagne.
Pour toute information ou pour signaler d’éventuelles irrégularités dans la commercialisation des noix de cajou, les populations peuvent joindre le numéro 1690 ou se rapprocher des délégations régionales du CCAK.
À travers ces dispositions, le gouvernement réaffirme son ambition de soutenir le développement durable des filières agricoles stratégiques, notamment celles du coton, de l’anacarde et du karité, tout en renforçant la transparence dans la commercialisation des produits agricoles.
Leave a comment