La rédaction | Lementor.net
À chaque cycle électoral, le football ivoirien retrouve ses bruissements familiers. Les ambitions supposées précèdent souvent les déclarations officielles, et les candidatures naissent parfois davantage dans les conversations que dans les faits. À l’approche de la prochaine échéance à la Fédération Ivoirienne de Football, un nom circule avec insistance : celui de Malick Tohe. Mais au-delà du tumulte ambiant, une interrogation demeure : est-il réellement candidat ?
À ce jour, aucune déclaration ne vient étayer cette thèse. Le premier vice-président de la FIF ne s’est jamais exprimé publiquement sur une éventuelle candidature. Ni affirmation, ni déclaration d’intention, ni même un signal laissant penser qu’il envisagerait de briguer la présidence. Tout ce qui se dit repose sur des formulations prudentes, au conditionnel, relayées par des voix extérieures. Or, en matière électorale, l’essentiel reste la parole du principal concerné. Et cette parole, jusqu’ici, n’a jamais annoncé quoi que ce soit.
Ce silence est interprété de diverses manières. Certains y voient une stratégie. D’autres une posture calculée. Pourtant, ceux qui connaissent l’homme assurent qu’il ne changera pas de méthode : il ne se prononce pas sous la pression du bruit. Il agit dans le cadre des institutions. Aujourd’hui, ce cadre est clair. Malick Tohe est premier vice-président, membre du comité exécutif. Il participe aux réunions, assume ses responsabilités et continue d’exercer ses fonctions sans rupture ni fronde visible.
Dans ce contexte, l’idée d’un sabotage ou d’une opposition larvée interroge. Comment un dirigeant pourrait-il discréditer un bilan dont il est lui-même partie prenante ? Comment pourrait-il critiquer une gouvernance qu’il contribue à conduire au quotidien ? La cohérence institutionnelle impose une certaine logique. Tant qu’aucune ambition n’est clairement formulée, il est difficile de prêter à un responsable une stratégie de déstabilisation.
Au-delà des commentaires et des soutiens bruyants, la réalité électorale reste implacable. Pour prétendre à la présidence de la FIF, il ne suffit pas d’une dynamique médiatique ou d’un cercle d’admirateurs convaincus. Il faut l’appui structuré des clubs, seuls véritables électeurs. Or, à ce stade, aucune démonstration publique ne permet d’affirmer qu’une majorité se serait organisée autour de son nom. Le président en exercice, Idriss Diallo, conserve quant à lui la confiance d’une large frange des clubs, selon les équilibres observés au sein de l’institution.
La tentation d’installer une candidature avant même qu’elle ne soit déclarée peut relever d’une stratégie : créer l’attente, provoquer l’adhésion, donner le sentiment d’un appel pressant. Mais une candidature suscitée n’équivaut pas à une candidature assumée. En démocratie sportive, ce sont les actes qui fondent les ambitions, pas les rumeurs.
En définitive, les faits demeurent simples. Malick Tohe occupe sa fonction de premier vice-président. Il n’a jamais annoncé être candidat. Et dans l’attente d’une déclaration claire, toute affirmation contraire relève davantage de l’interprétation que de la réalité.
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