Par AN | Lementor.net
Le groupe pétrolier public ivoirien Petroci s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de sa gouvernance avec la nomination de Moussa Dosso à sa présidence. Il succède à Joachim Beugré, en poste depuis 2019. Ce choix, entériné par le président Alassane Ouattara, intervient dans une phase stratégique marquée par la montée en puissance des projets pétroliers nationaux. La prise de fonction du nouveau dirigeant est attendue dans les prochains jours.
Âgé de 70 ans, Moussa Dosso dispose d’un parcours riche au sein de l’appareil d’État. Avant cette nomination, il occupait les fonctions de ministre-gouverneur du district du Woroba jusqu’au début de l’année 2025. Expert-comptable de formation, il a successivement dirigé plusieurs portefeuilles ministériels entre 2003 et 2017, notamment dans les secteurs du commerce, de l’enseignement, de l’industrie et de l’emploi. Son expérience s’est également étendue au niveau continental, où il a représenté la Côte d’Ivoire comme administrateur au sein de la Banque africaine de développement.
Son retour dans l’environnement de Petroci n’est pas inédit. En 2015, il avait déjà été impliqué dans les affaires de l’entreprise en menant des négociations sociales sensibles entre la direction et les syndicats, dans un contexte de tensions liées aux conditions de travail.
À la tête du groupe, Moussa Dosso devra piloter la mise en œuvre du plan stratégique 2024-2028, qui ambitionne de renforcer le positionnement de Petroci en tant qu’opérateur sur certains blocs pétroliers, notamment les permis CI-523 et CI-525. L’entreprise poursuit par ailleurs ses activités d’exploration et de production en offshore, en partenariat avec le groupe italien Eni, sur des gisements jugés prometteurs.
Depuis juillet 2023, la direction générale est assurée par Fatoumata Sanogo, ancienne cadre de TotalEnergies. Sous son impulsion, Petroci entend également redéployer ses activités à l’international, notamment à travers des projets énergétiques dans le Oman.
Sur le plan financier, l’entreprise affiche une progression de ses performances. Les derniers chiffres validés en conseil d’administration font état d’un bénéfice net de 34,5 milliards de francs CFA, contre 32,4 milliards pour l’exercice précédent. Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des opérations récentes du groupe, dont le renforcement de sa participation dans le bloc offshore CI-40, sur le champ Kossipo, aux côtés de l’opérateur américain Vaalco Energy.
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