Par AN | Lementor.net
Le président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire, Jean-Claude Coulibaly, a haussé le ton à la Maison de la Presse d’Abidjan. Au lendemain de la suspension du 12ᵉ Congrès ordinaire, il a averti que des actions judiciaires pourraient être engagées contre certains journalistes impliqués dans la procédure, dénonçant des accusations qu’il juge particulièrement graves pour l’image de l’organisation.
Prenant la parole lors d’une conférence de presse conjointe du Conseil exécutif et du Conseil d’administration, il a d’abord exprimé sa préoccupation face aux allégations de fraude et de faux documents évoquées dans le contentieux. Selon lui, de telles accusations, si elles ne sont pas étayées, portent atteinte à la crédibilité de la faîtière. Par conséquent, il n’exclut pas des poursuites contre leurs auteurs.
« Il ne s’agit pas d’envenimer la situation, mais il est hors de question de laisser salir l’institution », a-t-il insisté.
Ensuite, revenant sur le processus électoral engagé depuis novembre 2025, le président de l’UNJCI a défendu la régularité des étapes franchies, tout en rejetant ce qu’il qualifie d’accusations infondées visant les instances dirigeantes. Dans la même dynamique, il a relativisé les griefs portant sur la carte d’identité de journaliste professionnel d’un candidat, rappelant que le juge des référés, saisi dans l’urgence, ne statue pas sur le fond des dossiers.
De plus, il a expliqué que la décision de suspension repose notamment sur l’existence d’une commission d’enquête initiée par l’organe paritaire compétent, dont les conclusions restent attendues. À ce titre, il a appelé à laisser cette instance aller au bout de son travail.
Par ailleurs, évoquant les discussions menées le 11 février avec le ministre de la Communication, Jean-Claude Coulibaly a mis en avant les concessions consenties par l’Union dans un esprit d’apaisement. Il a notamment cité la mise en place d’une commission paritaire pour établir une liste électorale consensuelle, le remplacement du président du comité d’organisation contesté ainsi que l’intégration de nouveaux électeurs.
Cependant, malgré ces efforts, une procédure en référé a été engagée à la veille du congrès, aboutissant à une suspension qu’il qualifie de soudaine. En réaction, les avocats de l’Union ont immédiatement fait appel de la décision dès sa notification officielle.
Enfin, le président de l’UNJCI a tenu à rassurer sur la continuité des activités de l’organisation. Il a affirmé que les organes dirigeants resteront pleinement opérationnels dans l’attente de l’issue judiciaire, tout en réitérant leur engagement à préserver la stabilité et la crédibilité de l’institution.
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