Par AN | Lementor.net
La tension persiste au sein de Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI). Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 26 février 2026, un collectif de journalistes affirme que les mandats du Conseil exécutif et du Conseil d’administration sont arrivés à échéance, mettant fin de facto aux fonctions de leurs dirigeants.
Selon le Collectif des journalistes pour le respect des textes, les tentatives de prorogation engagées par les organes dirigeants sortants n’ont pas abouti. Le groupe évoque notamment un Congrès extraordinaire convoqué dans des conditions jugées contraires aux statuts, et qui, selon lui, n’a débouché sur aucune décision valide.
Le collectif pointe également une incohérence dans la démarche des responsables sortants, qui auraient simultanément sollicité l’arbitrage du juge des référés pour prolonger leur mandat tout en convoquant les congressistes. Une initiative interprétée comme le signe d’une fragilité juridique de leur position.
Dans ce contexte, les signataires saluent la décision de justice ayant rejeté la requête introduite en référé, estimant qu’elle confirme la fin des mandats en cours. Ils considèrent dès lors que les dirigeants concernés ne peuvent plus se prévaloir de leurs fonctions.
Critiques contre des prises de position internationales
Le collectif n’a pas manqué de réagir aux déclarations de la Fédération africaine des journalistes (FAJ) et de la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Il dénonce une posture jugée partiale, reprochant à ces organisations de ne pas avoir pris le soin de confronter les différentes versions des faits avant de se prononcer.
Les journalistes signataires s’interrogent également sur l’influence de certaines proximités institutionnelles, estimant qu’elles auraient dû appeler à davantage de prudence pour éviter toute suspicion de conflit d’intérêts.
Rejet des accusations d’ingérence politique
Autre point de discorde : les accusations d’immixtion du pouvoir public dans la crise. Le collectif les balaie, affirmant agir exclusivement dans le cadre du respect des textes régissant l’organisation. Il rappelle avoir privilégié, dans un premier temps, les voies internes et les mécanismes de médiation avant de saisir la justice.
Les signataires évoquent par ailleurs un précédent en 2022, où l’application stricte des statuts avait conduit à la validation d’une candidature unique sans susciter de réactions internationales, plaidant ainsi pour une cohérence dans l’appréciation des situations.
Appel à une administration provisoire
Face à l’impasse actuelle, le collectif propose la mise en place d’une administration transitoire. Celle-ci serait confiée au Comité des sages et aux anciens présidents de l’UNJCI, avec pour mission principale d’organiser, dans les meilleurs délais, le 12e Congrès ordinaire.
Insistant sur le caractère institutionnel de leur démarche, les initiateurs de la déclaration affirment défendre avant tout la légalité et la crédibilité de leur organisation.
Leave a comment