Par AN | Lementor.net
La perspective d’une candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies se précise. D’après plusieurs sources concordantes, son dossier a été officiellement transmis par le président burundais Évariste Ndayishimiye, agissant en sa qualité de président en exercice de Union africaine.
Selon des informations relayées par Jeune Afrique, la candidature a été adressée à Annalena Baerbock, qui dirige la 80ᵉ session de Assemblée générale des Nations unies, avec copie au Conseil de sécurité, actuellement présidé pour le mois de mars par Michael G. Waltz.
Fait notable, cette initiative ne provient pas directement de Dakar. Elle s’inscrit plutôt dans une démarche de consensus continental portée par l’Union africaine, dont la présidence tournante est assurée par le Burundi. Déjà, en marge du 39ᵉ sommet ordinaire de l’organisation à Addis-Abeba, à la mi-février, l’hypothèse d’une telle candidature avait circulé, sans toutefois faire l’objet d’une validation formelle.
Au Sénégal, les autorités actuelles, issues du parti Pastef, n’ont pour l’heure exprimé aucune position officielle. Malgré des relations réputées tendues entre le pouvoir en place et l’ancien chef de l’État, un éventuel soutien national n’est pas totalement exclu.
Pour succéder à António Guterres à l’échéance de 2026, Macky Sall devra franchir plusieurs étapes décisives. Sa candidature devra d’abord obtenir l’approbation du Conseil de sécurité des Nations unies, avec au moins neuf voix favorables sur quinze, sans opposition d’un membre permanent. En cas d’issue favorable, la nomination devra ensuite être entérinée par l’Assemblée générale.
Dans un contexte de recomposition des équilibres diplomatiques mondiaux, cette candidature pourrait repositionner l’Afrique au cœur des débats sur la gouvernance internationale.
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