Par AN-Lementor.net
L’actualité ivoirienne, telle que reflétée par les médias locaux, s’est articulée autour de trois pôles majeurs ces derniers jours : la politique nationale, les remous institutionnels à la Commission électorale indépendante (CEI) et les incertitudes sportives liées à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025.
Sur le terrain du football, l’attention est tournée vers un rendez-vous décisif. Ce mardi 6 janvier 2026, les Éléphants de Côte d’Ivoire croisent le fer avec les Étalons du Burkina Faso en huitièmes de finale de la CAN. Une affiche à haute tension entre deux voisins ouest-africains, où chaque détail peut faire basculer le destin.
À la veille de cette confrontation, la pression monte autour du sélectionneur ivoirien, Emerse Faé. Selon Super Sport, le technicien est à un tournant stratégique. La composition de son onze de départ suscite débat, notamment avec l’éventualité d’une titularisation de Christ Inao, présentée comme l’un des choix clés de cette rencontre. Pendant ce temps, le Cameroun, porté par une victoire convaincante face à l’Afrique du Sud, se projette déjà vers un quart de finale très attendu contre le Maroc.
Mais au-delà des stades, c’est bien la sphère politique qui domine les unes. Le 31 décembre 2025, le président Alassane Ouattara s’est adressé à la Nation dans son discours traditionnel de fin d’année. Un exercice diversement apprécié par la presse. Tandis que Le Rassemblement salue une « vision claire » pour l’avenir du pays, Le Jour Plus met en avant l’insistance du chef de l’État sur la rigueur budgétaire et la discipline financière. De son côté, La Clarté estime que cette allocution confirme la maturité démocratique de la Côte d’Ivoire.
Cependant, ce tableau optimiste est loin de faire l’unanimité. Le Nouveau Réveil adopte un ton plus critique, dénonçant un discours qu’il juge répétitif. Pour ce journal, le président Ouattara aurait, une fois encore, reconduit les mêmes engagements, sans réelle rupture avec les promesses passées, pointant même un décalage entre les annonces officielles et la réalité vécue par les populations.
Dans le même élan critique, la question de la gouvernance électorale refait surface. La Commission électorale indépendante est au cœur des débats, à la suite du départ annoncé de son président, Ibrahime Kuibert Coulibaly. Le Canard Déchaîné évoque la fin imminente d’une équipe arrivée au terme d’un mandat jugé calamiteux. Le Temps, pour sa part, remet en cause l’ensemble des processus électoraux organisés depuis l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir en 2011, estimant qu’ils demeurent sources de contestations récurrentes.
Dans ce contexte de recomposition, l’opposition s’organise. Le Parti des peuples africains- Côte d’Ivoire (PPA-CI), fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo, intensifie ses activités politiques, rapporte Le Quotidien d’Abidjan, laissant entrevoir une montée en puissance à l’approche des prochaines échéances.
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