La Rédaction | Lementor.net
Réuni hier en Comité central, le PPACI a levé toute ambiguïté sur son orientation interne. Au terme des échanges, les responsables du parti ont officiellement demandé à Laurent Gbagbo de demeurer le leader du PPACI, confirmant ainsi son rôle central dans l’organisation et dans la structuration de la ligne politique du mouvement.
Cette prise de position intervient dans un contexte post-électoral marqué par la recomposition des forces politiques et par les débats internes au sein de l’opposition ivoirienne. En réaffirmant Laurent Gbagbo comme référence politique et morale du parti, le Comité central a fait le choix de la continuité et de la clarté, là où certains observateurs évoquaient des interrogations ou des transitions possibles.
Le message adressé aux militants est sans équivoque. Le PPACI ne se place pas dans une logique de succession immédiate ni dans une dilution de son leadership historique. Il assume pleinement son identité politique et son ancrage autour de la figure de Laurent Gbagbo, considéré comme le socle idéologique et stratégique du parti, indépendamment des contraintes institutionnelles actuelles.
Cette décision traduit également une volonté de cohésion interne. En période d’après-élections, alors que les frustrations, les doutes et les repositionnements peuvent fragiliser les formations politiques, le Comité central a choisi de refermer le débat sur le leadership afin d’éviter toute fragmentation. Le maintien de Laurent Gbagbo à la tête du parti apparaît ainsi comme un facteur de stabilité et de mobilisation pour la base militante.
Sur le plan politique, cette réaffirmation envoie un signal clair à l’ensemble du champ politique ivoirien. Le PPACI ne se considère pas en retrait ni en phase de repli, mais entend continuer d’exister comme force politique structurée, portée par une figure centrale dont l’influence dépasse le cadre strictement partisan.
Reste désormais à observer comment cette clarification interne se traduira dans la stratégie politique du parti à moyen terme, notamment dans ses rapports avec les autres forces de l’opposition et dans son positionnement face au pouvoir en place.
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