Par A.O.D-Lementor.net
À l’issue de la Coupe d’Afrique des nations 2025, une question s’impose avec acuité : quel futur pour le football africain au-delà de la compétition reine du continent ? Plus qu’un simple tournoi, la CAN s’affirme désormais comme un véritable catalyseur de transformations structurelles, économiques et médiatiques pour le football africain.
Ces dernières années, l’organisation de la CAN a accéléré la professionnalisation des fédérations nationales, contraintes de se conformer à des standards plus exigeants en matière de gouvernance, de gestion et de transparence. Parallèlement, le renforcement des droits télévisuels et l’expansion des marchés médiatiques ont permis d’élargir l’audience du football africain bien au-delà des frontières du continent. Cette visibilité accrue renforce l’attractivité pour les sponsors internationaux, de plus en plus sensibles au potentiel commercial et symbolique du football africain.
La CAN agit également comme un levier pour la structuration progressive des ligues locales. L’amélioration des infrastructures, la professionnalisation des clubs et l’émergence de modèles économiques plus stables deviennent des priorités, dans l’objectif de rendre les championnats nationaux plus compétitifs et plus attractifs.
Cependant, ces avancées s’accompagnent de défis majeurs. La question de la redistribution des revenus reste centrale : les ressources générées par les grandes compétitions profitent encore insuffisamment aux clubs de base et au football amateur. La durabilité des infrastructures, souvent construites à l’occasion des grands événements, constitue un autre enjeu crucial, tout comme l’accès équitable à la diffusion pour les médias locaux, parfois marginalisés face aux grands groupes internationaux.
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