Par AN|Lementor.net
La nuit a basculé dans la violence dans l’extrême nord du Tchad. Tout commence par une attaque ciblée sur un axe routier isolé, avant de se transformer, quelques heures plus tard, en un affrontement meurtrier impliquant les forces de défense.
Selon des sources locales et sécuritaires concordantes, une embuscade attribuée à des individus assimilés à des coupeurs de route a été tendue dans la nuit de mardi à mercredi sur la route reliant Faya à Kouba Oulanga, dans la province du Borkou. Au cours de cette attaque, un chauffeur travaillant pour une agence de transport a été tué.
Cependant, l’incident ne s’est pas arrêté là. Au lever du jour, la situation a rapidement dégénéré. Des proches de la victime, visiblement déterminés à réagir, se sont opposés aux assaillants, déclenchant un nouvel épisode de violence.
Face à l’escalade, des unités militaires dépêchées depuis Faya-Largeau sont intervenues pour tenter de reprendre le contrôle de la zone. Mais l’opération a viré au drame.
D’après un bilan encore officieux, quatre officiers de l’armée tchadienne ont perdu la vie dans les combats, parmi lesquels le commandant de la légion de gendarmerie ainsi que celui de la Garde nationale et nomade. En retour, trois assaillants auraient été abattus, tandis qu’un autre a été capturé.
Par ailleurs, les conséquences de cet épisode ne se limitent pas au terrain militaire. Dans la foulée, des mesures administratives ont été prises. Le gouverneur de la province, le général Djimta Ben Dergon, a été suspendu de ses fonctions. Selon des sources administratives, cette décision fait suite à des accusations de défaillance dans la gestion de la crise, notamment un manque de réactivité et un abandon présumé de ses responsabilités, pointés par le ministre de l’Administration du territoire, Limane Mahamat.
Ainsi, au-delà du bilan humain, cet événement met en lumière les défis sécuritaires persistants dans cette région reculée du pays, où les axes routiers restent exposés aux attaques et où la réponse des autorités est désormais scrutée de près.
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