La Rédaction | lementor.net
La controverse naissante autour de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine TotalEnergies 2026 (WAFCON) a conduit le gouvernement sud-africain à apporter des précisions officielles. Dans un communiqué publié le dimanche 1er février 2026, le ministre des Sports, des Arts et de la Culture, Gayton McKenzie, a tenu à clarifier la position de Pretoria à la suite de propos tenus par le vice-ministre lors de la cérémonie des Hollywoodbets Super League Awards.
Selon le ministre, l’Afrique du Sud n’a formulé aucune candidature officielle pour accueillir la WAFCON 2026 et ne remet nullement en cause le statut du Maroc comme pays hôte désigné de la compétition. À ce stade, insiste-t-il, le Maroc demeure l’organisateur officiel du tournoi féminin continental, et aucune décision formelle de relocalisation n’a été prise par la Confédération africaine de football (CAF).
Une disponibilité conditionnelle, pas une candidature
Le communiqué précise que les échanges évoqués par le vice-ministre s’inscrivent dans le cadre de discussions exploratoires initiées par la CAF, laquelle examine différents scénarios dans l’exercice normal de ses responsabilités de gouvernance. Dans ce contexte, l’Afrique du Sud a simplement exprimé sa disponibilité de principe à soutenir la CAF si une solution alternative devait, le cas échéant, être envisagée.
Toutefois, le ministre Gayton McKenzie souligne que cette éventualité serait strictement encadrée. Une organisation de la WAFCON 2026 par l’Afrique du Sud ne pourrait intervenir qu’à la suite d’un processus formel comprenant notamment une demande officielle de la CAF, l’approbation des autorités gouvernementales compétentes, la validation des infrastructures sportives et hôtelières, ainsi que la conclusion des garanties et accords opérationnels requis. Aucune de ces étapes n’a, à ce jour, été engagée.
Pas de remise en cause du processus en cours
Le ministère sud-africain insiste également sur le fait que les propos du vice-ministre ne sauraient être interprétés comme une prise en charge anticipée de l’organisation du tournoi. Ils traduisent avant tout l’engagement constant du pays en faveur du développement du football africain et la confiance de l’Afrique du Sud dans sa capacité à accueillir de grands événements sportifs internationaux, une expertise déjà démontrée par le passé.
Dans cette optique, le Département des Sports, des Arts et de la Culture, en collaboration avec la South African Football Association (SAFA) et les autres parties prenantes, entend poursuivre ses échanges avec la CAF de manière structurée et responsable. Toute communication ultérieure, précise le communiqué, interviendra uniquement après l’aboutissement des procédures officielles et la prise de décisions formelles par les instances compétentes.
Le Maroc confirmé, la CAF en veille
Cette mise au point vise à apaiser les spéculations et à réaffirmer le cadre institutionnel entourant l’organisation de la WAFCON 2026. Elle confirme que, sauf changement majeur décidé par la CAF, le Maroc reste pleinement investi de sa mission d’hôte de la compétition féminine continentale.
Dans un contexte où la gouvernance des grandes compétitions africaines fait l’objet d’une attention accrue, cette clarification rappelle le rôle central de la CAF dans la conduite du processus et la nécessité de respecter les procédures établies, afin de garantir la stabilité, la crédibilité et le succès de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026.
Leave a comment