Burkina Faso : les principales dates du coup d’Etat

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OUAGADOUGOU, 23 septembre (Xinhua) — Le Burkina Faso, petit pays sahélien d’Afrique de l’Ouest, a connu le 16 septembre son 7e coup d’Etat depuis son indépendance en 1960.

Voici les principales dates de cette crise qui a basculé le pays qui s’apprêtait à organiser les élections générales le 11 octobre pour mettre un terme à la transition depuis la chute de l’ancien président Blaise Compaoré par un soulèvement populaire.

16 septembre – Des militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), ex-garde de Blaise Compaoré, ont interrompu le Conseil des ministres et séquestré le président de transition Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida et les ministres. Le RSP est pointée du doigt dans plusieurs cas d’assassinat et de disparition sous l’ancien régime et a provoqué à trois reprises, depuis le début de la transition, des crises politiques en exigeant la démission de M. Zida, ex-numéro 2 du RSP. Des manifestants contre le coup d’Etat ont été réprimées par les militaires à l’aide de balles réelles à Ouagadougou.

17 septembre – Le général de brigade Gilbert Diendéré, bras droit de Blaise Compaoré confirme le coup d’Etat et se proclame président du Conseil national pour la démocratie (CND), instance mis en place par les putschistes. Comme premières mesures, l’instauration d’un couvre-feu, la dissolution du gouvernement et la fermeture des frontières. La tension monte à l’intérieur du pays, où les populations manifestent sans être inquiétées par les forces de défense et de sécurité, alors que la capitale Ouagadougou a connu les premières victimes.

18 septembre – Une équipe de médiation africaine conduite par les présidents sénégalais Macky Sall et béninois Boni Yayi est au Burkina Faso, alors que le président du Conseil national de la transition (CNT, Parlement intérimaire) Chérif Sy se déclare président de la République par intérim, appelant les militaires du RSP à déposer les armes. La résistance s’accentue dans la capitale et les principales villes du pays. Les déclarations viennent de partout pour condamner la junte qui ne contrôle que la capitale. Face à la pression, les putschistes libèrent le président de la transition en signe d’apaisement.

19 septembre – L’équipe de médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par Macky Sall et Boni Yayi a débuté les négociations avec tous les acteurs impliqués dans la crise. Le chef d’état-major des armées sort de son silence pour condamner les violences commises par le RSP, qui ont fait déjà six morts et plusieurs blessés, alors que le plus grand hôpital du pays fait face à une pénurie de sang.

20 septembre – Les médiateurs propose un « projet d’accord politique de sortie de crise » au Burkina Faso, qui consacre la restauration du président Kafando et l’amnistie des putschistes présidé par le général Diendéré.

21 septembre – La tension monte d’un cran et on annonce l’arrivée de plusieurs colonnes de l’armée régulière de l’intérieur du pays pour désarmer les éléments du RSP. Dans la soirée, le général de brigade Gilbert Diendéré a annoncé la libération du Premier ministre, Yacouba Isaac Zida.

22 septembre – La tension est palpable entre les deux camps. Les loyalistes donnent un ultimatum au RSP. Les chefs militaires multiplient les négociations pour éviter un bain de sang. Dans la nuit, putschistes et militaires loyalistes ont signé un accord en cinq points ayant pour but.

23 septembre – Le président intérimaire du Burkina Faso, Michel Kafando, a exprimé sa fierté au peuple burkinabè « qui a barré la route à la forfaiture des soldats du RSP ». Les chefs d’Etat du Niger, du Ghana, du Bénin, et le vice-président du Nigeria, arrivent en début d’après-midi à Ouagadougou, pour une seconde phase des négociations avec les putschistes pour la reprise du processus de transition.

Xinhua

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