Sénat : Jeannot Ahoussou sur la sellette ?

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Partira, partira pas ? Après le départ de Guillaume Soro à la tête de l’Hémicycle, les regards se tournent vers le Président de la seconde chambre parlementaire, le Sénat. Jeannot Ahoussou connaitra-t-il le même sort?

Début janvier, le Président de la République transférait les pouvoirs du Sénat à l’Assemblée nationale, marquant ainsi l’immobilisme de cette chambre. Installés à Yamoussoukro en avril 2018, les sénateurs ne se sont plus réunis depuis. Selon des indiscrétions, dans un climat de divorce politique avec Henri

Konan Bédié, le Président Alassane Ouattara a ajourné la nomination des 33 autres sénateurs. La même source révèle également qu’à l’époque Bédié avait faire parvenir à Ouattara une liste de cadres du PDCI. Avec ce bouleversement politique, et après avoir obtenu la démission de Guillaume Soro, Jeannot Ahoussou Kouadio rendra-t-il le tablier ?

Rupture ?

« Même s’il a planché pour le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Jeannot Ahoussou Kouadio garde des liens étroits avec le Président de la République et plusieurs cadres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) », confie un proche du gouvernement. Selon lui, la question s’avère « délicate », car même si le fossé s’agrandit entre ces deux partis, il y a des « symboles et des lignes » que chaque camp évite de toucher.

Connu pour être un homme de consensus et de compromis, Jeannot Ahoussou Kouadio, en coulisses, travaille avec les différents bords et se présente comme « le parrain » de plusieurs jeunes cadres du PDCI. « Sa voix compte et mieux vaut l’avoir avec soi. Il n’était pas dans la défiance, comme Guillaume Soro, et cela semble jouer en sa faveur », pense un cadre du PDCI.

Mais le concerné n’a jamais écarté cette éventualité, selon l’un de ses proches. « Il a pensé à démissionner », révèle-til, avant de se raviser face « à l’immobilisme de l’institution ». Avec Charles Koffi Diby, il est l’un des deux cadres PDCI à la tête d’une institution. Les deux hommes partagent une longue expérience des intrigues politiques et conservent toujours la confiance d’Alassane Ouattara. Cela sera-t-il suffisant pour les maintenir à leurs postes ? « Des gardes du RDHP souhaitent que le parallélisme des formes leur soit appliqué. Ils doivent libérer le tabouret, pour être logiques et cohérents avec eux-mêmes et leur ligne politique », affirme un cadre PDCI.

Auteur : JDA

Source : JDA

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