Avec le recul, force est de constater que le contexte de cette marche était délicat

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Cette marche d’un seul diocèse faisait suite à une déclaration de l’ensemble de l’église de Côte d’Ivoire !

Cette déclaration de la conférence épiscopale avait été diversement interprétée, mais elle était passée plus ou moins, et n’avait pas donné lieu à problème plus grave !

Dans la foulée , une fausse réponse a été attribuée au président du Cosim. Et cela est venu enflammer encore , et susciter des débats virulents sur la posture des religions, avant qu’un démenti du Cosim mette fin aux débats sans qu’à ce jour, l’auteur des faux propos soit identifié, et sans que ceux qui les ont propagés et commentés sans précautions soient rappelés à l’ordre sur leurs responsabilités.

C’est alors que la marche du 15 février 2020 a été annoncée !

Marche pour la paix : une initiative louable et excellente à priori !

Toutefois cette marche qui n’était pas celle de toute l’église, a été à tort perçue comme celle de toute l’église à dessein , et mise en relation avec la déclaration de toute l’église se prononçant sur l’élection présidentielle à venir, et sur la politique nationale ( constitution, réconciliation ).

J’avais déjà exprimé mon grand désarroi passé et présent sur l’exclusion des religions de la CEI , avec l’accord de toute la société ivoirienne, au motif que les religions doivent être dehors pour être arbitre et pour arranger quand c’est gâté !

Une société qui ne fait pas confiance aux religieux pour empêcher que ça se gâte , une société qui n’est pas convaincue que la présence de l’église et de l’islam au sein de la CEI peut éviter de gâter, , une société qui est convaincue que l’église et l’islam peuvent s’ils sont présents au sein de la Cei, s’entendre pour magouiller et tripatouiller , une société qui attend que les religions essaient d’arranger quand c’est déjà gâté , est UNE SOCIÉTÉ EN DANGER OU MÊME PERDUE !

Avoir disqualifié une Cei, comprenant la présence de l’église , et de l’islam , pose problème ! Ceux qui ont exigé cela sont mal placés pour voler au secours des religions, comme on le constate.

Et il a suffi à l’église de sortir de la cei, pour qu’elle trouve à redire sur celle-ci, dans sa dernière déclaration en posant la question de l’impartialité de l’arbitre ! Mais pourquoi elle n’a pas mis en avant son honneur et son intégrité lors des débats pour assurer que sa présence était bien rassurante , parmi les arbitres ? Rôle qu’elle veut jouer dehors, mais qu’elle avait aussi la possibilité de jouer à l’intérieur ! Si à l’intérieur de la CEI , l’église et l’islam ne peuvent pas être intègres, comment le seront-elles en dehors ?

De 2012 à sa sortie, l’église n’avait jamais trouvé des défauts à la CEI précédente, malgré les critiques de l’opposition contre cette commission ! Cette CEI a été mise en cause sans considération aucune pour l’honneur des religions qui en étaient membres !

Cela signifie bien que sa présence a servi à quelque chose, selon et pas forcément à la magouille.

Il y’a des questions de fond à poser sur notre rapport à la religion ….

Auteur : C.K

Source : Lementor.net

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