Par AN-Lementor.net
En Côte d’Ivoire, les dérapages sur les réseaux sociaux peuvent désormais avoir des conséquences judiciaires immédiates. À Issia, un internaute a été interpellé après la diffusion d’un message jugé haineux et menaçant à l’encontre de Charles Blé Goudé, président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP).
L’homme, identifié comme Taki Franck, a été arrêté à la suite d’une plainte déposée par le collectif d’avocats de l’ancien ministre de la Jeunesse. Il lui est reproché d’avoir publié, au début du mois d’octobre 2025, un commentaire appelant implicitement à la disparition de l’homme politique ivoirien, alors poursuivi à l’époque par la Cour pénale internationale.
Estimant ces propos attentatoires à la vie et à la dignité de leur client, les conseils de Charles Blé Goudé ont saisi, le 9 octobre 2025, le Tribunal de première instance d’Abidjan. Une enquête a été ouverte, permettant aux services de sécurité de localiser puis d’interpeller l’auteur présumé du message à Issia, dans le centre-ouest du pays.
Dans une communication publiée sur la page officielle « Charles Blé Goudé Officiel », l’entourage du leader politique indique que l’intéressé devra désormais répondre de ses écrits devant les juridictions compétentes.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue des autorités ivoiriennes face aux abus constatés sur les plateformes numériques. La législation nationale, notamment la loi du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité, rappelle que les réseaux sociaux relèvent pleinement du champ pénal.
Les propos incriminés pourraient être requalifiés, selon les enquêteurs, en menaces ou en provocation à la commission d’infractions par voie électronique. Des faits passibles de lourdes sanctions, pouvant aller jusqu’à plusieurs années d’emprisonnement, assorties d’amendes substantielles.
Selon des sources concordantes, Taki Franck devrait être transféré dans les prochains jours à Abidjan afin de comparaître et répondre des charges retenues contre lui.
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