La Rédaction-Lementor.net
Au terme d’une finale épique conclue sur le score de 1-0 pour le Sénégal, le Maroc n’a pas soulevé le trophée, mais a réussi un tour de force bien plus rare : celui de l’identité. Si le tableau d’affichage donne raison aux Lions de la Teranga, le terrain, lui, a raconté l’histoire d’une nation qui a cessé de subir pour désormais dicter son ambition au continent.
La réalité du score, la force de la perception
Le but de Pape Gueye en prolongation a scellé le sort de cette finale au stade Prince Moulay Abdellah, mais il n’a pas effacé l’impression de puissance laissée par les Lions de l’Atlas. Durant 120 minutes, les hommes de Walid Regragui ont existé, combattu et souvent dominé, rappelant que le football est aussi une affaire de perception. Battu, le Maroc sort pourtant de cette CAN avec une identité intacte.
Ce n’est plus une équipe qui espère le miracle, c’est une sélection qui dérange par sa régularité et sa maturité. Dans le jeu comme dans l’attitude, les Marocains ont confirmé qu’ils ne sont plus des outsiders, mais une référence diplomatique et sportive en Afrique.
Une progression qui dépasse le terrain
Au-delà de la déception légitime, ce tournoi à domicile a mis en lumière la trajectoire rectiligne du football national. Le Maroc a imposé son standard : une organisation impeccable, une progression technique constante et une ambition assumée. Cette finale perdue n’est qu’une étape d’un projet plus vaste.
En tenant tête au champion sénégalais jusqu’au bout de la nuit, les Lions de l’Atlas ont prouvé que leur statut de demi-finalistes mondiaux n’était pas un accident. Le score restera dans les archives, mais la manière et la constance marocaine resteront dans les esprits comme le véritable baromètre du football africain moderne.
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