Par AN | Lementor.net
Face à des représentants diplomatiques européens, réunis le 21 janvier 2026 de 15h à 16h30, Assalé Tiémoko a choisi de parler sans détour. Le maire de Tiassalé et président de l’ADCI a profité de cette rencontre pour lever un coin de voile sur l’actualité politique nationale, mais surtout sur son avenir personnel, objet de nombreuses spéculations.
D’emblée, l’élu est revenu sur l’épisode des dernières législatives. Avec calme, mais fermeté, il a rappelé : « J’ai remporté les législatives avec un écart de 1 356 voix ; cela est incontestable. Je détiens les preuves et personne ne peut les contester. » Toutefois, loin de toute posture belliqueuse, il dit avoir accepté la situation de fait. « La vie continue parce que je ne prendrai pas des armes pour contester », a-t-il tranché, comme pour refermer définitivement cette page.
Puis, abordant la question des municipales à venir, Assalé Tiémoko a créé la surprise. Alors que les rumeurs d’élections anticipées agitent Tiassalé, il a annoncé sans ambiguïté : « Je ne serai pas candidat à un troisième mandat à la tête de la mairie de Tiassalé. » Une décision qu’il inscrit dans la continuité d’un engagement ancien. En effet, rappelle-t-il, dès 2018, il avait promis publiquement de ne pas excéder dix ans à la tête de la commune. « Elles m’ont accordé ces dix ans en m’élisant à deux reprises ; je respecterai ma parole », a-t-il insisté, même si son second mandat devait être écourté.
Pour le maire, le devoir est accompli. À l’entendre, Tiassalé n’est plus la ville d’hier. « J’ai sorti cette ville de l’oubli et de l’obscurité », affirme-t-il, évoquant une situation financière assainie et un plan stratégique de développement conçu pour un quart de siècle. Selon lui, ses successeurs disposeront d’« une véritable boîte à outils » pour poursuivre l’essor de la commune.
Cependant, l’homme ne quitte pas la scène politique. S’il renonce à Tiassalé, il n’exclut pas une candidature ailleurs. « Si je devais me représenter aux municipales prochaines, ce ne serait pas à Tiassalé, mais dans une autre commune », a-t-il glissé, ouvrant ainsi la porte à de nouvelles ambitions.
Dans la foulée, Assalé Tiémoko a rendu hommage à la relève locale. De nombreux jeunes cadres qu’il a formés occupent aujourd’hui des postes de conseillers municipaux ou d’adjoints au maire. « Ils sont suffisamment compétents pour me succéder et, sans doute, faire mieux que moi », a-t-il assuré, promettant de les accompagner dans les futures batailles électorales. Mais le combat s’annonce rude : l’élu dénonce déjà « l’arsenal de fraudes électorales » qui, selon lui, s’est enraciné dans la localité.
Enfin, se projetant plus loin, le président de l’ADCI a esquissé les contours de son futur. « Mon avenir politique est devant moi : je gagnerai d’autres élections ailleurs, avec d’autres personnes », a-t-il lancé avec assurance. En attendant d’éventuelles réformes électorales susceptibles de restaurer la confiance des Ivoiriens, il entend se consacrer à l’implantation de son mouvement politique et à la relance de son entreprise de presse, éditrice du journal L’Éléphant Déchaîné.
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