Par AN | Lementor.net
Confronté à une opinion publique de plus en plus réservée, le ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, Cissé Bacongo, est monté au créneau le 14 avril 2026 lors d’une conférence de presse tenue à l’Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, pour défendre son action et clarifier ses priorités en matière d’aménagement urbain.
Au centre des échanges figuraient les opérations de déguerpissement, communément appelées « casses », qui suscitent de vives critiques depuis plusieurs mois. Le gouverneur a réaffirmé sa détermination à poursuivre ces interventions, qu’il considère indispensables pour améliorer le cadre de vie et anticiper les risques liés à la saison des pluies, notamment les inondations et leurs conséquences humaines.
Selon lui, la transformation d’Abidjan en une métropole moderne passe nécessairement par une lutte contre l’occupation anarchique de l’espace urbain. Il a toutefois indiqué vouloir renforcer le dialogue avec les collectivités locales et les habitants afin de mieux encadrer ces opérations.
Malgré ces assurances, des zones d’ombre subsistent concernant la prise en charge des populations affectées. De nombreux ménages déplacés attendent encore des mesures concrètes, notamment en matière de relogement et d’accompagnement social.
Dans cette dynamique, Cissé Bacongo a annoncé plusieurs chantiers pour l’année 2026, parmi lesquels la réhabilitation du littoral de Port-Bouët, la mise en valeur de la baie lagunaire et le développement de nouvelles infrastructures urbaines.
Entre impératif de modernisation et attentes sociales croissantes, la gestion de l’espace urbain à Abidjan continue de poser un défi majeur, chaque opération de déguerpissement ravivant les débats sur l’équilibre à trouver entre développement et inclusion.
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