Par AN
À l’issue du Conseil des ministres tenu ce jour au palais présidentiel du Plateau, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a fermement écarté l’idée de détenus politiques en Côte d’Ivoire.
Selon lui, les personnes arrêtées lors des manifestations contre un éventuel quatrième mandat du président Alassane Ouattara ne le sont pas pour leurs opinions, mais pour des faits jugés graves.
Des arrestations liées à des actes répréhensibles
Le ministre de la Communication a expliqué que les interpellations opérées dans ce contexte font suite à des actes de violence enregistrés pendant la période postélectorale de 2025.
Il a évoqué notamment des incendies de bus ainsi que des tentatives d’attaques contre une unité industrielle de production de gaz, des actions qui, selon lui, auraient pu entraîner des conséquences majeures pour les populations riveraines.
Dans cette optique, il insiste : les personnes concernées sont poursuivies pour des infractions relevant du droit commun et non pour des motifs politiques.
Une version contestée par l’opposition
Cette lecture des faits est contestée par le PPA-CI (Parti des peuples africains–Côte d’Ivoire). La formation politique affirme que plus de 1 600 de ses militants sont actuellement détenus et les considère comme des prisonniers politiques.
Ces divergences d’appréciation alimentent le débat autour de la gestion des manifestations et de leurs conséquences judiciaires.
Flou autour de possibles remises en liberté
Par ailleurs, des informations non confirmées ont récemment fait état de la libération de certains détenus. Interrogé à ce sujet, le porte-parole du gouvernement a indiqué ne disposer d’aucun élément permettant de confirmer ces annonces.
Il a toutefois rappelé que des mesures comme la liberté conditionnelle peuvent être accordées dans certains cas, précisant ne pas connaître les circonstances exactes évoquées.
L’accent mis sur l’État de droit
Amadou Coulibaly a réaffirmé l’attachement des autorités au respect des procédures judiciaires. Il a souligné que toute affaire portée devant la justice suit son cours jusqu’à son aboutissement, dans le cadre des principes de l’État de droit que le pays entend consolider.
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