Par AN-Lementor.net
À dix contre onze pendant plus de quarante minutes, la Guinée équatoriale a longtemps cru tenir un résultat de prestige avant de céder dans les ultimes secondes face au Burkina Faso (2-1), ce mardi 24 décembre, pour leur entrée dans le groupe E de la CAN 2025.
Pour ce premier rendez-vous continental, les deux formations ont livré une bataille âpre, marquée par l’intensité physique et un engagement constant au milieu de terrain. Longtemps verrouillée, la rencontre a peiné à se décanter, tant les espaces étaient rares et les initiatives bien contenues.
Les Étalons ont tenté d’imprimer leur rythme dès l’entame, misant sur la percussion de Bertrand Traoré et les projections de Pierre Kaboré. En face, la Guinée équatoriale a répondu par une organisation rigoureuse, cherchant à exploiter la moindre transition. Malgré quelques frappes lointaines et des situations prometteuses, aucune des deux équipes n’est parvenue à faire la différence avant la pause.
Au retour des vestiaires, le Burkina Faso a accentué la pression. Bertrand Traoré s’est illustré dès les premières minutes, sans toutefois trouver le cadre avec suffisamment de puissance. Le tournant du match est survenu peu après l’heure de jeu lorsque Basilio Ndong a été expulsé pour un geste dangereux sur le capitaine burkinabè, laissant la Guinée équatoriale en infériorité numérique. Réduits à dix, les Équato-guinéens ont fait preuve d’une remarquable résistance, portés par un bloc solidaire et un gardien vigilant, Jesus Owono, malgré des alertes physiques. Ils ont même entretenu l’espoir en répondant au score, faisant planer le doute jusqu’au bout.
Mais dans le temps additionnel, la pression burkinabè a fini par payer. Plus entreprenants et physiquement dominants, les Étalons ont trouvé la faille dans les derniers instants, arrachant une victoire précieuse pour lancer leur campagne.
Un succès dans la douleur pour le Burkina Faso, tandis que la Guinée équatoriale quitte la pelouse avec des regrets mais aussi des motifs d’espoir pour la suite du tournoi.
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