Election Au Poste De Directeur Régional De l’OMS Pour l’Afrique : Le Pr Thérèse Aya N’Dri-Yoman, Le « Candidat Du Pragmatisme

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Abidjan, 10 oct (AIP)- En lice pour le poste de directeur régional de l’OMS pour l’Afrique au compte de la Côte d’Ivoire, l’ex-ministre de la Santé, le Pr Thérèse Aya N’Dri-Yoman, se veut le « candidat du pragmatisme », une marque qui, dit-elle, la distingue de ses adversaires et qu’elle entend mettre au service de la santé des populations africaines.

En effet, pour le Pr N’Dri-Yoman, sa longue expérience à la fois de « praticienne » et de « formateur » qui lui confère « une meilleure lecture » des questions de santé, non seulement dans son pays mais de façon globale en Afrique et dans le monde, reste la note qui fait la différence.

« Ce que je viens proposer, c’est le pragmatisme », a-t-elle confié vendredi à l’AIP au cours d’une interview, indiquant avoir largement fait ses preuves en Côte d’Ivoire, dans le cadre  des hautes fonctions académiques, administratives et gouvernementales qu’elle a assumées.

 L’ancienne ministre ivoirienne de la Santé est notamment revenue sur les grands projets qu’elle a conduit en tant qu’enseignant-chercheur, mais bien plus en tant que Doyenne de faculté.

« J’ai été Doyenne de la faculté de médecine (1998-2004). J’ai alors mis en œuvre d’importantes réformes institutionnelles et pédagogiques avec l’introduction de nouveaux modules qui ont permis la formation de « médecins cinq étoiles » aujourd’hui en activité en Côte d’Ivoire », a-t-elle relevé, entre autres.

C’est l’une des expériences qu’elle entend notamment étendre au niveau de l’ensemble du continent, a indiqué Mme N’Dri-Yoman pour qui  l’un des problèmes majeurs de santé  en Afrique est « la crise des ressources humaines ».

« Nous allons mettre l’accent sur la formation des ressources humaines », a-t-elle exprimé. « Ayant été longtemps Doyenne de faculté, un avantage que n’ont pas les autres candidats, j’ai pu développer des réseaux qui pourront aider », a-t-elle ajouté.

Prévue en septembre puis reportée en novembre prochain, l’élection au poste de directeur régional de l’OMS pour l’Afrique opposera l’ex-ministre ivoirien de la Santé, adoubé par le gouvernement, à quatre autres candidats. 

Elle sera confrontée à deux autres candidatures ouest-africaines (du Benin et du Mali), à un candidat des pays d’Afrique centrale (un Congolais) et un autre des pays d’Afrique du Sud et de l’Est (Un Botswanais).

Sur ses chances, le candidat ivoirien dit observer « la prudence », estimant toutefois avoir « fait sa part » pour ce qui est de la campagne.

« Nous avons visité une quinzaine de pays. Participer à des sommets dont celui de Malabo (sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine) où notre candidature a été favorablement accueillie. J’ai fait ma part, maintenant il faut rester prudent parce que c’est une élection de haut niveau », a-t-elle laissé entendre.

Pour le reste, le Pr N’Dri-Yoman dit s’en remettre à ses faits d’armes et au soutien de son pays.

Actuellement Conseiller spécial à la présidence de la République chargé de la santé et chef du service de médecine au CHU de Yopougon, Mme N’Dri-Yoman est docteur d’Etat en médecine, diplômée de la Faculté de médecine d’Abidjan, (1983), enseignant-chercheur, professeur titulaire en Hépato-gastro-entérologie. Elle a été directeur général de la Santé (2006-2008) puis ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida (2011-2012).

Elle a, à son actif, la formation des médecins, la mise en place de réseaux de professionnels de santé, des sensibilisations contre les hépatites virales et autres maladies digestives, et la lutte contre le VIH/Sida.

 En plus, elle a acquis un leadership et un management affirmés à travers les hautes fonctions académiques, administratives et gouvernementales qu’elle a assumées. C’est ainsi qu’elle a piloté avec succès la 61ème session du Comité régional qui s’est tenu à Yamoussoukro en août 2011 et qui a vu la création du Fonds des urgences pour l’Afrique. 

Au niveau africain, Mme N’Dri-Yoman a présidé la 65ème Assemblée mondiale de Genève, en mai 2012. A cette occasion, elle a assuré la présidence du symposium international sur les maladies tropicales négligées avec une résolution adoptée à la 66ème Assemblée mondiale de la santé, en 2013.

Sa candidature, selon elle, vise à « contribuer à décharger l’Afrique de ce lourd et ancien fardeau de la maladie en mettant au service des Africains mes trente années d’expérience acquises à différents niveaux de responsabilité dans le système de santé », avait-elle expliqué lors du lancement de sa campagne.

AIP

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