Par la Rédaction | Lementor.net
Demain soir, jeudi 25 juin à 22h00 GMT, au Lincoln Financial Field de Philadelphie, les Éléphants de Côte d’Ivoire joueront le match le plus important de leur Mondial 2026. En face : Curaçao. L’enjeu : décrocher leur billet pour les huitièmes de finale. Mettre fin à vingt ans de malédiction du premier tour.
Le contexte mathématique est clair. Après deux journées, le groupe E se présente ainsi : Allemagne six points, Côte d’Ivoire trois points, Équateur trois points, Curaçao un point. Les deux dernières journées se jouent simultanément. Pendant que les Éléphants affrontent Curaçao, l’Équateur défie l’Allemagne dans le même stade. Une victoire ivoirienne suffit à qualifier directement les Éléphants pour les huitièmes, quelle que soit l’issue du match Équateur-Allemagne. Un nul les maintient en lice mais les expose aux calculs des meilleurs troisièmes. Une défaite serait éliminatoire.
Curaçao n’est pas un adversaire à prendre à la légère, même si sa position dans le tableau laisse imaginer le contraire. L’équipe des Caraïbes a un point après son nul contre l’Équateur et doit impérativement gagner pour espérer une qualification en tant que meilleur troisième. Une équipe qui joue sa survie est toujours l’adversaire le plus dangereux qui soit. Elle n’a rien à perdre. Elle peut tout tenter. Et si les Éléphants arrivent avec la légèreté de ceux qui croient le match joué d’avance, la surprise est possible. Le staff ivoirien le sait. Le message qui circule dans la délégation est celui de la vigilance, du respect de l’adversaire et de la concentration totale dès la première minute.
Emerse Faé a eu trois jours pour préparer ce match depuis la défaite contre l’Allemagne. Trois jours pour analyser, corriger, reconstruire la confiance d’un groupe qui a bien joué mais qui a perdu deux à un à Toronto dans des circonstances que tous les joueurs ont intégrées comme une leçon plutôt que comme une blessure. Les occasions manquées contre l’Allemagne, la barre d’Inao, l’hésitation de Yan Diomandé, le geste raté de Kessié dans la surface, la ligne défensive rompue , autant de points sur lesquels Faé a travaillé cette semaine sans avoir besoin de les nommer publiquement. Son groupe sait ce qu’il a à faire. Il lui reste à le faire.
Ce que représente ce match pour la Côte d’Ivoire dépasse le seul cadre sportif. Vingt ans que les Éléphants participent à des Coupes du monde sans jamais franchir le premier tour. 2006 en Allemagne, 2010 en Afrique du Sud, 2014 au Brésil : trois participations, trois éliminations, trois générations de joueurs extraordinaires qui n’ont jamais pu écrire la suite de l’histoire. Demain soir à Philadelphie, cette génération conduite par Emerse Faé a la possibilité de faire ce que toutes les précédentes n’ont pas réussi. D’entrer dans l’histoire du football ivoirien par une porte que personne n’a encore franchie.
Les supporters, ceux de la diaspora présents à Philadelphie et les millions d’Ivoiriens devant leurs écrans à Abidjan, Yamoussoukro, Bouaké et dans tout le pays, seront là. Le président Ouattara a déjà montré qu’il suivait le moindre match de ses Éléphants. Yacine Idriss Diallo et Emerse Faé savent ce que ce résultat signifie pour une fédération qui a tout reconstruit depuis 2022.
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