Par La Rédaction | Lementor.net
Le mardi 4 août 2026, le marché pétrolier a enregistré un net repli. Le Brent de la mer du Nord a terminé la séance à 79,36 dollars le baril, franchissant à la baisse le seuil des 80 dollars après avoir évolué à plus de 83 dollars la veille. Le brut américain WTI a suivi la même tendance en clôturant à 75,77 dollars le baril. Cette baisse intervient quelques jours seulement après l’entrée en vigueur des nouveaux prix des carburants en Côte d’Ivoire au 1er août. Super sans plomb à 905 FCFA, gasoil à 725 FCFA.
Ce recul des cours s’explique principalement par l’amélioration des perspectives de circulation dans le détroit d’Ormuz. Les marchés estiment qu’un retour progressif à la normale réduirait les risques pesant sur l’approvisionnement international. Pour un pays importateur comme la Côte d’Ivoire, cette évolution est susceptible d’améliorer les conditions d’approvisionnement et de réduire le coût des subventions que l’État verse pour maintenir les prix à la pompe en dessous des cours mondiaux réels.
Mais cette baisse du Brent ne garantit pas automatiquement une baisse des prix à la pompe en septembre. Le mécanisme de fixation des prix ivoirien repose sur plusieurs critères. Outre le prix du pétrole brut, il prend en compte les cotations des produits raffinés sur les marchés internationaux, les coûts de raffinage, de transport, de stockage et de distribution, ainsi que les taxes et prélèvements fiscaux. L’ensemble de ces paramètres est révisé chaque mois par la Direction générale des hydrocarbures. Le gouvernement a rappelé récemment que les variations des cours internationaux ne sont pas systématiquement répercutées sur les consommateurs. L’État a absorbé une partie de la hausse des derniers mois, subventionnant 215 FCFA par litre de super vendu, soit 350 milliards de FCFA sur la seule année 2026.
Si le Brent venait à se maintenir durablement sous la barre des 80 dollars et que les produits raffinés poursuivaient leur repli, les conditions pourraient devenir favorables à une révision à la baisse lors de la prochaine fixation mensuelle de septembre. À ce stade, aucune diminution ne peut être considérée comme acquise. La décision dépendra de l’évolution des marchés au cours des trois prochaines semaines. Pour les ménages ivoiriens qui ont absorbé trois hausses successives depuis avril, cette fenêtre qui s’ouvre mérite d’être suivie avec attention.
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