Par AN | Lementor.net
La participation de la Côte d’Ivoire aux Réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale s’est conclue par des engagements financiers dépassant les 800 millions de dollars, soit environ 446 milliards de FCFA, destinés à soutenir le développement du pays, selon une source consultée samedi.
À l’issue de quatre jours d’échanges, le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, qui conduisait la délégation ivoirienne, a évoqué un bilan « encourageant », marqué par la conclusion de partenariats majeurs et un intérêt affirmé des investisseurs internationaux.
Accompagné notamment de Souleymane Diarrassouba et de Sangafowa Coulibaly, le chef de délégation a insisté sur la robustesse des fondamentaux économiques du pays, qui continuent de rassurer les partenaires techniques et financiers.
Selon lui, les performances économiques ivoiriennes restent bien orientées, avec une croissance estimée à 6,6 % en 2025, une inflation contenue entre 1 % et 3 %, un déficit budgétaire maîtrisé autour de 3,7 %, ainsi que des réserves de change couvrant près de huit mois d’importations. Des indicateurs qui confortent la position du pays parmi les économies les plus dynamiques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
Les rencontres avec les bailleurs de fonds et les opérateurs privés ont par ailleurs confirmé l’attractivité du marché ivoirien. Plusieurs investisseurs ont exprimé leur volonté de renforcer leur présence, tandis que des institutions bancaires internationales se sont dites prêtes à soutenir le financement des projets structurants, en lien avec le futur Plan national de développement 2026-2030.
Présenté à des chefs d’entreprise américains, ce programme stratégique a suscité un intérêt notable, notamment dans les secteurs à fort potentiel de croissance.
Parmi les avancées enregistrées figure la signature d’un protocole d’accord avec ABD Group, portant sur un financement initial d’au moins 500 millions d’euros. Cet engagement vise en priorité les secteurs sociaux, notamment la santé, l’éducation et l’accès à l’eau.
Autre étape importante, la conclusion du deuxième Compact du Millennium Challenge Corporation, d’un montant de 300 millions de dollars, signé avec son vice-président par intérim, Jason A. Small. Ce programme ambitionne de renforcer le positionnement de la Côte d’Ivoire comme un hub énergétique durable, à travers la modernisation des infrastructures et le développement d’un marché intégré. L’État ivoirien y contribue à hauteur de plus de 22,5 millions de dollars.
En parallèle, des discussions ont été engagées avec l’Agence multilatérale de garantie des investissements, qui envisage d’appuyer le pays via des dispositifs de garantie destinés à sécuriser les investissements dans des secteurs clés.
Enfin, les échanges ont également porté sur des enjeux économiques internationaux, notamment les fluctuations des prix du pétrole et les tensions sur les approvisionnements en engrais. Des pistes ont été examinées afin d’en atténuer les effets sur l’économie ivoirienne.
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