Bongouanou : voilà ce qui s’est passé et l’identité des meneurs

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Tout le week-end, les Ivoiriens ont eu peur pour les pauvres populations de Bongouanou. La raison est qu’Affi N’Guessan et ses commandos avaient décidé de verser le sang d’innocents. Il faut rappeler que cette insurrection a causé la mort d’une personne à Bongouanou.

Tout a débuté après le message à l’insurrection lu par Affi N’Guessan au domicile de Henri Konan Bédié en présence de ce dernier. Un appel à la désobéissance civile qui entrait donc dans sa phase active et meurtrière.

Pour entériner donc la décision de leur leader Affi N’Guessan, des jeunes avec qui, le président du FPI partage convictions politiques et langues vernaculaires décident de mettre à exécution le mot d’ordre lancé par le président du conseil régional. Question de prouver à l’opinion nationale et international que les « parents » de Affi sont avec lui pour sa lutte pour le contrôle du pouvoir d’état.

Le FPI local tient la veille, un conseil de guerre dirigé par Barthelemy Gnepa tenu en urgence. Il passe le message de boycott à la jeunesse manipulée de la ville. La décision d’agir est prise. Le vendredi, la ville de Bongouanou doit être fermée à tous et à toutes selon les résolutions de cette rencontre. Aucune circulation. Aucun mouvement d’hommes et de femmes ne devrait être toléré.

L’action du vendredi débute et se résume à la fermeture des quartiers de Agnikro et de Broukro. Il est important de noter que les jeunes qui s’adonnent à la séquestration des populations ont en commun avec Affi soit l’appartenance politique ou soit l’appartenance tribale. L’effet escompté n’est pas atteint. Il faut noter que jusque-là, les populations vaquent tranquillement à leurs occupations en prenant soin d’éviter les zones contrôlées par les milices proches de Affi N’guessan dont certains avaient des armes à feu. Information confirmée par plusieurs interlocuteurs.

Sursaut d’orgueil, ils décident d’étendre leurs actions à la prise des corridors de la ville où se trouvent stationnées les forces de sécurité.  C’est ainsi que les choses prendront une autre tournure. Les transporteurs dont la grande majorité est d’ethnie malinké s’organisent afin de lever les barrages aux différentes postes de contrôles tenus par la police. Il faut rappeler que leurs principales sources est le transport en commun ; donc ils vivent de la route.

Il s’en suit un affrontement où 4 jeunes transporteurs, de l’ethnie Malinké seront blessés à l’arme blanche. La tension monte d’un cran. Les affrontements s’accentuent. Les jeunes à la solde de Affi N’Guessan décident de passer à la vitesse supérieure en faisant usage d’armes à feu. Trois autres jeunes sont blessés. La tension devient vive avec les jeunes Malinkés qui décident de porter la riposte.

Les pillages prennent place avec des destruction de biens par les deux groupes. Les magasins sont attaqués. Le centre technique et de formation professionnelle paie le courroux des jeunes proches de Affi N’Guessan.

C’est donc dans ce cafouillage que la maison d’Affi reçoit la visite d’un groupe de jeunes qui lui reprochent d’avoir été le cerveau de ce qui se passe dans la ville. La maison elle-même est épargnée même si le préau part en fumée. Sur quatre bâtiments, le préau est le seul à subir la colère des jeunes.

lementor.net a pu obtenir l’identité de ceux qui menaient ces actions de pillages, d’agression et de vandalisme contre des populations travailleuses et soucieuses du lendemain.

Il s’agit du Président des jeunes du quartier de Broukro, Andjemian . A lui, il faut ajouter le directeur d’école primaire M. Adoni de l’EPP Kayabo.

Pour le village de Kangandi, le meneur se nomme Kb dit Commandant Ziguehi accompagné d’un agent de la police municipale de Bongouanou se nommant Firmin.

Hamien Bosco pour le quartier habitat, est celui la qui mettait tout à feu et à sang. Sans oublier qu’il s’est distingué dans la brûlure de certains gadgets de campagne du RHDP.

Au niveau du quartier Agnikro, il s’agit de Jean Brou N’Da et Ekanza Didier, lui, responsable du service communication du conseil régional qui assure la propagande sur les réseaux sociaux comme étant le relais entre Abidjan et Bongouanou. C’est également lui qui a appelé des jeunes du FPI à brûler la maison de l’Inspecteur Général Ahoua N’Doli Théophile.             

Au niveau des cadres, un responsable du PDCI est cité. Il s’agit de Allou Romuald ainsi que le petit frère de Ahoua Don Melo du nom de Cyriaque Don Melo.

Auteur : La rédaction

Source : Lementor.net

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