Par AN | Lementor.net
Téhéran endeuillée après la disparition de l’épouse de l’ancien guide suprême
La capitale iranienne est de nouveau plongée dans le deuil. Mansoureh Khojasteh Bagherzadeh, épouse du guide suprême Ali Khamenei, est décédée le 2 mars 2026 des suites de graves blessures subies lors d’une frappe conjointe menée par les États-Unis et Israël sur leur résidence à Téhéran.
Âgée de 79 ans, elle avait été hospitalisée dans un état critique après l’attaque survenue le 28 février. Plongée dans le coma depuis plusieurs jours, elle n’a finalement pas survécu, selon des informations relayées notamment par Agence Tasnim. Cette disparition intervient seulement quelques jours après celle de son époux, tué sur le coup lors de cette même opération militaire.
Une frappe aux conséquences lourdes
Le raid aérien visait le complexe résidentiel du guide suprême situé dans le sud de Téhéran. L’offensive a non seulement coûté la vie à Ali Khamenei, mais a également fait plusieurs victimes parmi ses proches. Des sources concordantes évoquent un bilan humain plus lourd, certains membres de la famille ayant également été touchés.
Cette opération, revendiquée par Washington et Tel-Aviv, marque un tournant majeur dans l’escalade des tensions au Moyen-Orient. Les autorités iraniennes dénoncent une attaque directe contre les plus hautes institutions du pays.
Une figure discrète du pouvoir iranien
Originaire de Mashhad, Mansoureh Khojasteh Bagherzadeh avait épousé Ali Khamenei dans les années 1960. Mère de six enfants, elle est toujours restée en retrait de la vie publique, privilégiant la discrétion malgré l’influence de sa famille au sein des sphères politiques et religieuses iraniennes.
Sa disparition, conjuguée à celle de son époux, ouvre une période d’incertitude au sommet de l’État iranien, où la question de la succession devient centrale.
Vers une intensification des tensions
Dans un contexte déjà explosif, le président iranien Masoud Pezeshkian a qualifié cette attaque de « véritable déclaration de guerre », promettant une riposte ferme. Selon le Croissant-Rouge iranien, les affrontements en cours depuis le 28 février auraient déjà fait plus de 500 morts.
Cette double disparition pourrait accélérer une recomposition du pouvoir à Téhéran, sur fond de tensions régionales croissantes et de menaces de représailles.
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