Par La Rédaction | Lementor.net
Ce lundi 31 août 2026, Lionel Messi a publié sur son compte Instagram un message qui a reçu plus de trois millions de likes en une heure. Quelques paragraphes. Des mots simples. Et une décision qui met fin à vingt et un ans de carrière internationale : il prend sa retraite avec l’équipe d’Argentine. Il a 39 ans. Il laisse derrière lui 207 sélections et 125 buts. Il laisse derrière lui une histoire que le football ne revivra pas de sitôt.
Messi explique dans son message avoir écrit ces mots le 21 juillet, soit deux jours après la finale du Mondial 2026 perdue contre l’Espagne 1-0 après prolongations au MetLife Stadium de New York. Une finale que l’Argentine avait atteinte brillamment. Messi avait inscrit 8 buts dans ce tournoi, dont un triplé, menant son équipe jusqu’au dernier match du plus grand tournoi de football au monde. Mais face à l’Espagne de Lamine Yamal et Ferran Torres, l’Argentine avait cédé. Et Messi avait compris ce soir-là que la page devait se tourner. Le décès de son père et agent Jorge Messi, survenu entre la finale et l’annonce officielle de sa retraite, l’a conforté dans cette décision que la douleur du deuil a rendue à la fois plus difficile et plus évidente.
Ce que son palmarès avec l’Argentine dit de l’ampleur de ce qu’il a accompli dépasse la simple liste de titres. Une Coupe du monde remportée au Qatar en 2022 après avoir échoué en finale en 2014 contre l’Allemagne. Deux Copa America en 2021 et en 2024. Un titre olympique en 2008. Une Finalissima contre l’Italie en 2022. Un titre mondial des moins de 20 ans en 2005. Six participations en Coupe du monde, record égalé. Et une finale de Mondial en 2026 à 39 ans, portant son équipe à bout de bras avec 8 buts en six matchs avant de s’incliner d’un but sur un coup de maître de Ferran Torres à la 106ème minute de la prolongation.
Il avait déjà pris une première retraite internationale en 2016 après la défaite en finale de Copa America aux tirs au but contre le Chili. Une campagne publique, menée notamment par Diego Maradona disparu depuis, et l’amour du peuple argentin l’avaient convaincu de revenir. Dix ans plus tard, il n’y aura pas de retour. Il le dit lui-même avec la clarté de celui qui a tout donné et qui sait que le compte est soldé. Je vous jure que j’ai toujours tout donné. Je pars avec la sérénité et la fierté de vous avoir offert des moments de rêve. Je vous aime. Merci à Dieu de m’avoir fait Argentin.
Angel Di Maria, son coéquipier de toujours en sélection comme au PSG, a dit ce que des millions d’Argentins pensaient : nous allons t’être reconnaissants toute notre vie d’être Argentin. D’avoir hissé l’Argentine au sommet du monde. D’avoir choisi d’être Argentin alors que tu aurais très bien pu choisir autre chose. Ces mots de Di Maria disent ce que l’histoire de Messi avec l’Argentine a toujours comporté d’étrange et de beau : né à Rosario, parti enfant à Barcelone pour soigner sa maladie de croissance, formé en Espagne où il est devenu la plus grande star du football mondial, il a toujours choisi l’Argentine quand il aurait pu choisir la nationalité espagnole. Ce choix-là, que l’on oublie parfois, dit ce que l’Argentine représentait pour lui au-delà du football.
Il continue de jouer en club à l’Inter Miami en MLS où il est sous contrat jusqu’en 2028. Le football de club ne sera pas encore fini pour lui. Mais le maillot bleu et blanc de l’Albiceleste ne sera plus jamais sur ses épaules. Pour le football africain et ivoirien en particulier, la retraite de Messi ferme un chapitre précis : les Éléphants avaient affronté l’Argentine au Mondial 2006 à Hambourg dans leur premier match de leur première Coupe du monde. Ils l’avaient perdu 2-1 avec un Messi alors âgé de 18 ans. Vingt ans plus tard, Messi part. Les Éléphants continuent leur chemin. Les histoires du football se croisent ainsi, brièvement, avant de reprendre chacune leur trajectoire.
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