Par La Rédaction | Lementor.net
Le ministère de la Défense a annoncé ce vendredi 31 juillet 2026 le décès du Général de Division Dem Aly Justin, Chef d’État-Major Général des Armées adjoint des Forces armées de Côte d’Ivoire. L’annonce a été faite par le Cabinet du vice-Premier ministre et ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara qui a adressé ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches et à l’ensemble des militaires des FACI.
Le Général Dem Aly Justin occupait une position stratégique au sein du commandement militaire ivoirien. Chef d’État-Major adjoint, il était l’un des deux ou trois officiers les plus importants dans la chaîne de commandement des Forces armées. Ce poste place son titulaire au cœur de la coordination des activités opérationnelles, de la planification des opérations militaires, du suivi de l’entraînement des troupes et du fonctionnement quotidien d’une institution qui déploie des milliers d’hommes sur l’ensemble du territoire national et aux frontières nord face aux pressions sécuritaires sahéliennes.
Sa disparition frappe une institution déjà endeuillée. Quelques jours plus tôt, un militaire de l’Armée de l’air avait péri lors d’un exercice de saut en parachute à Yamoussoukro. Ces deux décès successifs en quelques jours disent la réalité quotidienne du métier militaire qui comporte ses risques propres même en dehors des théâtres de guerre. L’exercice de Yamoussoukro n’était pas une opération de combat. C’était un entraînement. Le combat quotidien de soldats qui maintiennent leurs capacités opérationnelles pour que le pays soit protégé, dans l’anonymat de garnisons que les médias ne couvrent jamais.
Le Général Dem Aly Justin avait consacré une grande partie de sa carrière au service de la nation selon les termes du communiqué du ministère. Cette formule protocolaire recouvre une réalité concrète. Devenir Général de Division dans les Forces armées de Côte d’Ivoire suppose des décennies de service, de formation, d’opérations et de responsabilités croissantes. Ce grade élevé s’obtient par accumulation méritée d’expériences sur le terrain et de résultats dans les fonctions d’encadrement. Ceux qui le portent ont traversé les périodes les plus difficiles de l’histoire militaire ivoirienne depuis la crise de 2002 jusqu’aux défis sécuritaires actuels aux frontières nord.
Les modalités des obsèques et le calendrier des hommages officiels seront communiqués dans les prochains jours par le ministère de la Défense. Ces obsèques seront l’occasion pour les Forces armées de rendre hommage à un officier supérieur dont la carrière mérite d’être honorée avec les égards que son rang et son service commandent.
Ce double deuil en quelques jours rappelle une réalité que la vie civile oublie parfois. Des hommes en uniforme servent en silence, dans des exercices et des fonctions que le quotidien médiatique n’éclaire jamais. Leur mort ne fait pas les manchettes comme celle d’un chef d’État ou d’une personnalité du spectacle. Elle produit un communiqué sobre, des condoléances officielles et un silence respectueux dans les casernes. Et pourtant ce sont ces hommes qui garantissent que la Côte d’Ivoire peut célébrer sereinement son 66ème anniversaire de l’indépendance à Yopougon dans huit jours avec un défilé de 5 423 éléments des forces de défense et de sécurité. Le général Dem Aly Justin ne sera pas là pour le voir. Les Forces armées ivoiriennes défileront avec sa mémoire dans leurs rangs.
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