Par La Rédaction | Lementor.net
La Fondation Children of Africa présidée par Dominique Ouattara, épouse du président de la République de Côte d’Ivoire, célèbre cette année ses 25 ans d’existence et d’engagement au profit des générations les plus vulnérables du continent africain. Un quart de siècle d’action humanitaire dont l’empreinte sur la santé et l’éducation des enfants est documentée à travers de nombreux pays d’Afrique subsaharienne francophone. Cette longévité institutionnelle dans un environnement où les fondations africaines disparaissent souvent avec leurs fondateurs ou avec leurs financements dit quelque chose sur la solidité d’un modèle construit dans la durée avec une vision qui transcende les cycles politiques.
Fondée en 1998 à Abidjan dans un contexte ivoirien encore marqué par les premières turbulences politiques de l’après-Houphouët, Children of Africa s’est progressivement imposée comme l’une des fondations humanitaires les plus actives de la région dans le domaine de la protection de l’enfance. Ses interventions couvrent trois axes principaux qui correspondent aux besoins les plus urgents des enfants africains les plus vulnérables. La santé d’abord avec la rénovation et l’équipement de structures pédiatriques dont des unités de soins intensifs néonatals, des centres de traitement de la malnutrition sévère et des plateaux techniques de chirurgie pédiatrique dans des hôpitaux de brousse qui n’avaient pas les moyens de les acquérir sur leur seul budget public. La scolarisation ensuite avec la construction d’écoles dans les zones défavorisées des régions de l’intérieur ivoirien, la distribution de matériel scolaire et le financement de bourses pour des enfants dont les familles ne peuvent pas assumer le coût de la scolarisation même quand l’école publique est théoriquement gratuite. La protection des enfants vulnérables enfin, notamment les orphelins, les enfants des rues et les enfants victimes de violences dont la prise en charge nécessite des ressources psychosociales et des structures d’accueil spécialisées que les systèmes publics n’ont pas encore la capacité de déployer à l’échelle des besoins documentés.
Ces 25 ans s’inscrivent dans un contexte ivoirien où les besoins de la jeunesse sont documentés avec une précision croissante et des chiffres qui disent l’ampleur du travail restant. Les inondations de juin 2026 ont tué 59 personnes à Abidjan dont des enfants vivant dans des zones à risque insuffisamment protégées par les infrastructures de drainage. L’incendie d’un orphelinat à Abengourou le 28 juillet 2026 avec deux nourrissons morts a dit les conditions précaires dans lesquelles certaines structures d’accueil des enfants vulnérables fonctionnent avec des ressources insuffisantes et des normes de sécurité non respectées. Et les 32 355 élèves non encore affectés à la rentrée 2026-2027 ont dit les limites d’un système éducatif public qui ne peut pas encore absorber tous les enfants qui frappent à ses portes avec la rapidité que la croissance démographique exige. Dans ce contexte, l’action de Children of Africa ne se substitue pas à la responsabilité de l’État. Elle la complète dans les espaces et pour les populations que les services publics n’atteignent pas encore avec la régularité et la qualité que leurs besoins exigent. C’est précisément la valeur ajoutée d’une fondation privée bien gérée dans un pays en développement rapide : aller là où l’État n’est pas encore arrivé avec les moyens et la réactivité que les procédures administratives ne permettent pas toujours. Vingt-cinq ans après sa création, Children of Africa dit que cet engagement dans la durée, maintenu bien au-delà des cycles politiques et des fluctuations budgétaires, est la condition indispensable d’un impact réel et mesurable sur la vie des enfants les plus vulnérables du continent africain.
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