Par La Rédaction | Lementor.net
Le vendredi 8 août 2026, le parquet de Pikine-Guédiawaye dans la banlieue de Dakar a annoncé le renvoi devant le tribunal de 71 hommes pour actes contre nature et association de malfaiteurs. L’affaire concernait initialement 99 personnes interpellées dans le cadre d’une opération policière menée ces derniers mois dans la région de Dakar. Vingt-huit ont bénéficié d’un non-lieu total. Les accusations de mise en danger de la vie d’autrui et de transmission volontaire du VIH n’ont pas été retenues faute d’éléments suffisants. Le parquet a toutefois fait appel de certaines de ces décisions.
Cette procédure s’inscrit dans le cadre de la nouvelle loi adoptée par le Sénégal en mars 2026 qui a durci les sanctions prévues par le Code pénal pour les relations homosexuelles. Les peines encourues passent d’un maximum de cinq ans à une fourchette de cinq à dix ans d’emprisonnement. La loi prévoit également la criminalisation de la promotion de l’homosexualité. Ce texte a été adopté en Conseil des ministres en février 2026 avant d’être voté par l’Assemblée nationale en mars.
Les 71 hommes renvoyés devant le tribunal répondent de deux chefs d’accusation. Le premier est celui d’actes contre nature prévu à l’article 319(3) du Code pénal sénégalais. Le second est celui d’association de malfaiteurs. Parmi les personnes mises hors de cause figure un ressortissant français, ingénieur d’une trentaine d’années, détenu depuis février à Dakar.
Fin juillet 2026, huit femmes ont à leur tour été arrêtées à Pikine-Guédiawaye dans une procédure liée à des accusations similaires. Le procureur Saliou Dicko a confirmé l’ensemble de ces décisions dans un communiqué officiel. Plus de 100 personnes ont été interpellées au total au Sénégal ces derniers mois dans le cadre de cette campagne, dont plusieurs personnalités locales selon les sources disponibles. Le tribunal de Pikine-Guédiawaye fixera la date d’audience dans les prochaines semaines.
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