La rédaction | Lementor.net
Du 28 mai au 6 juin 2026, Kinshasa accueille la 42e édition du Championnat africain des clubs vainqueurs de coupe. La Côte d’Ivoire y sera doublement représentée. Chez les dames, Bandama HCT de Tiassalé. Chez les hommes, Renaissance Don Bosco. Deux clubs, deux histoires, une seule ambition.
Bandama HCT franchit un cap historique. C’est la première participation du club à une compétition continentale de cette ampleur. Pour un club de Tiassalé, ville de l’intérieur du pays, cette qualification dit quelque chose sur la géographie du sport ivoirien qui s’étend désormais bien au-delà des clubs d’Abidjan. Arriver à ce niveau pour la première fois, c’est une récompense et un défi simultanément. Le tirage au sort n’a pas été clément — la poule B place les Ivoiriennes face à Al Ahly d’Égypte, l’un des clubs les plus titrés du continent, AS Otohô du Congo et Héritage. Un groupe sans filet de sécurité où la moindre erreur se paie cash. Mais c’est précisément ce type de confrontation qui forge les clubs et révèle si leur niveau est durable ou circonstanciel.
Renaissance Don Bosco, de son côté, signe un retour attendu. Le club avait déjà participé à la 35e édition du tournoi — il revient avec l’expérience de ceux qui savent ce qu’est une compétition africaine. La poule A lui offre un programme théoriquement plus abordable face à Mountada, Étoile du Congo et AS Police. Théoriquement. En handball africain, les surprises sont légion et aucun adversaire continental ne s’aborde avec désinvolture. Ce que Don Bosco a en sa faveur, c’est justement cette mémoire collective des matchs joués à ce niveau — un avantage que Bandama HCT construira à partir de cette édition.
Le tirage au sort s’est tenu le 4 mai au siège de la Confédération africaine de handball à Abidjan — chez nous. Ce détail n’est pas anodin. La Côte d’Ivoire accueille les instances du handball africain comme elle accueille de plus en plus les instances sportives continentales. Le siège de la Confédération africaine de cyclisme vient lui aussi d’être attribué à Abidjan. Cette concentration institutionnelle sportive sur la capitale économique ivoirienne n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’une politique cohérente d’accueil et d’investissement dans les infrastructures et les organisations sportives qui fait de la ville une référence continentale.
Lors de la précédente édition en Égypte, Red Star OJA représentait les hommes et Abidjan Handball Club les dames. La rotation des représentants ivoiriens d’une édition à l’autre dit quelque chose de positif sur la compétition interne — plusieurs clubs sont capables d’atteindre le niveau continental, pas seulement une formation dominante. C’est le signe d’un handball qui se structure en profondeur.
Quatre matchs minimum en phase de groupes. Une première historique pour l’un. Un retour pour l’autre. Kinshasa attend les Ivoiriens.
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