Par La Rédaction | Lementor.net
La Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation a annoncé l’interpellation d’un véhicule dont la plaque d’immatriculation aurait été volontairement modifiée afin de rendre son identification plus difficile par le dispositif de vidéo-verbalisation. Le véhicule était enregistré sous le numéro AA-743-JH-01. La lettre J aurait été transformée en D, donnant l’apparence d’une immatriculation différente AA-743-DH-01. Le véhicule a été intercepté par la gendarmerie avant d’être conduit en fourrière. Selon la DGTTC, le propriétaire serait un élu local exerçant également des responsabilités de direction dans l’administration publique. Le véhicule cumulerait 806 000 FCFA d’amendes issues de la vidéo-verbalisation.
Cette affaire dit plusieurs choses sur l’état de la mobilité et de la responsabilité publique en Côte d’Ivoire. La modification d’une plaque pour échapper à un système automatisé de contrôle est une fraude caractérisée. Qu’elle soit le fait d’un élu local et d’un cadre de l’administration publique aggrave la portée symbolique du geste. Ceux qui font les lois ou qui administrent leur application ne peuvent pas être exemptés de leur respect. Ce n’est pas de la sévérité excessive. C’est le minimum que l’État de droit exige de ses représentants.
La DGTTC n’en est pas à son premier cas de ce genre. En février 2026, un sénateur avait vu son véhicule placé en fourrière pour une affaire similaire de plaque modifiée. Ce deuxième cas en quelques mois dit que la pratique n’est pas isolée et que la vidéo-verbalisation, en rendant les infractions traçables et cumulables, a créé une pression nouvelle sur des conducteurs habitués à l’impunité. 806 000 FCFA d’amendes accumulées sans jamais payer disent également quelque chose sur la confiance de certains en leur propre intouchabilité. Le dossier devrait faire l’objet d’un suivi auprès des autorités compétentes. La suite dira si cette intouchabilité a ses limites en Côte d’Ivoire en 2026.
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