Par AN | Lementor.net
Vingt-cinq petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes en Côte d’Ivoire bénéficieront d’un accompagnement sur une période d’un an afin d’accroître leur capacité à pénétrer le marché africain dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L’initiative a été officiellement lancée le 5 mars 2026 à Abidjan, dans le quartier du Plateau, lors d’une rencontre organisée par le cabinet BA’KAYDJA Africa en collaboration avec l’Ambassade du Canada en Côte d’Ivoire.
Placée sous le thème « Femmes et ZLECAf : franchir les paliers et oser l’intégration », la rencontre a rassemblé environ 80 entrepreneures actives dans le commerce transfrontalier. Ces participantes sont venues s’informer sur les perspectives offertes par l’intégration économique africaine, mais également sur les conditions à remplir pour s’y positionner efficacement.
Lors de son intervention, l’administratrice générale du cabinet, Kady Traoré, a rappelé que la ZLECAf constitue une opportunité majeure de croissance pour les entreprises du continent. Elle a toutefois souligné que cet espace économique représente aussi un véritable défi de compétitivité. D’après elle, seules les entreprises capables de structurer leur gouvernance, d’optimiser leurs coûts, de se conformer aux normes et de maintenir une production de qualité pourront s’imposer durablement sur les marchés régionaux.

Dans cette optique, le programme baptisé « Cohorte de Structuration et d’Intégration des PME Féminines à la ZLECAf » ambitionne de consolider les capacités stratégiques, organisationnelles et financières des entreprises sélectionnées. L’objectif est de les préparer concrètement aux exigences du commerce intra-africain et de faciliter leur intégration dans les chaînes de valeur régionales.
Si les entreprises dirigées par des femmes disposent d’un potentiel important et font preuve d’une forte capacité de résilience, leur niveau de structuration demeure encore insuffisant pour exploiter pleinement les opportunités offertes par l’intégration économique du continent, a fait observer Kady Traoré. Elle a insisté sur le fait que l’accès au marché africain « ne s’improvise pas, il se construit avec méthode et préparation ».
Le cabinet BA’KAYDJA Africa possède déjà une expérience dans ce domaine. L’organisation a notamment piloté un programme d’appui à destination de 50 PME féminines dans la région de Gbêkê. Ce projet, axé sur le renforcement de la maturité organisationnelle et financière des entreprises, a permis de consolider les capacités de gestion et de développement de plusieurs structures dirigées par des femmes.
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