Par La Rédaction | Lementor.net
Il y a des hommes dont le passage à un poste laisse des traces visibles et durables. Adjé Silas Metch est de ceux-là. Nommé ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Sports et du Cadre de vie en octobre 2023, puis promu ministre des Sports à part entière avec les pleins pouvoirs dans le gouvernement Beugré Mambé du 23 janvier 2026, cet homme discret dans son style mais déterminé dans ses actes a présidé à l’une des périodes les plus fastes de l’histoire sportive ivoirienne. Le palmarès parle de lui-même.
Avec lui, la Côte d’Ivoire a glané de nombreux sacres dont la Coupe d’Afrique des Nations 2023, organisée et remportée sur le sol ivoirien dans des circonstances qui resteront gravées dans la mémoire collective. Ce titre, le troisième de l’histoire des Éléphants, obtenu le 11 février 2024 à Abidjan dans un stade Alassane Ouattara en délire, a été bien plus qu’un trophée sportif. C’était la réconciliation d’un peuple avec lui-même, la démonstration que la Côte d’Ivoire pouvait organiser un événement continental d’envergure et le remporter dans la même élan. Silas Metch a été l’un des artisans de cette réussite totale, sur le plan organisationnel comme sur le plan sportif.
Il a rappelé les grands moments, notamment la totale réussite de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 et la Coupe du monde de Maracana 2024. Ce dernier événement mérite une mention particulière. La Côte d’Ivoire a accueilli la Coupe du monde de Maracana 2024, compétition internationale de football à cinq joueurs qui connaît une popularité croissante sur le continent africain. L’organisation de cet événement sur le sol ivoirien a confirmé la capacité du pays à attirer des compétitions internationales de diverses disciplines, pas seulement le football à onze.
Le stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan a été le théâtre, les 14 et 15 mars 2026, de deux grandes rencontres qui ont attiré un public nombreux et enthousiaste, répondant massivement à l’appel du ministre des Sports. Le samedi 14 mars, les supporters ont assisté à la première édition de la Coupe de la Ligue féminine de football professionnel. Le lendemain, dimanche 15 mars, l’attention s’est tournée vers la Coupe nationale avec le derby ASEC Mimosas contre Africa Sports, remporté par les Mimosas un but à zéro. Ces deux événements disent quelque chose d’essentiel sur la vision de Silas Metch : développer le football féminin professionnel, mobiliser les foules autour des compétitions nationales, et faire du stade Félix Houphouët-Boigny un espace de vie sportive populaire et non un sanctuaire réservé aux grandes occasions.
Sur le plan institutionnel, le bilan est tout aussi remarquable. Silas Metch s’est félicité de ce que les crises au sein des fédérations sportives soient gérées dans le respect des textes établis. Cette phrase, anodine en apparence, dit en réalité quelque chose de profond sur l’état du sport ivoirien avant son arrivée. Les fédérations sportives ivoiriennes avaient longtemps été des espaces de tensions, de guerres de clans, de présidences contestées et d’affaires judiciaires qui parasitaient le développement sportif. La normalisation de la gouvernance fédérale, le retour aux textes comme référence unique de résolution des conflits, est l’un des chantiers les plus discrets mais les plus fondamentaux que Silas Metch a conduits. La FIF avec Yacine Idriss Diallo, la Fédération ivoirienne de basketball, la Fédération ivoirienne d’athlétisme : dans plusieurs disciplines, des élections se sont tenues dans des conditions de transparence et de régularité qui n’étaient pas garanties avant.
Pour l’année 2026, Silas Metch a défini seize chantiers prioritaires structurants pour l’avenir du sport ivoirien, fondés sur la discipline administrative, la cohérence stratégique et l’exigence de résultats. Ces seize chantiers couvrent des domaines aussi variés que l’accélération de la préparation des athlètes aux grandes compétitions internationales, la professionnalisation et la modernisation des fédérations, le renforcement de la lutte contre le dopage, le harcèlement et les discriminations dans le sport, la maintenance et la valorisation économique des infrastructures sportives. Mais aussi, et c’est l’un des axes les plus porteurs pour l’avenir, l’ouverture de classes à vocation sport-études, la relance du sport scolaire et le renforcement des programmes de détection et de suivi des talents. Ce dernier axe dit que Silas Metch pense au sport ivoirien sur un cycle de vingt ans, pas seulement sur un cycle de quatre ans entre deux grands événements.
L’Afrobasket féminin 2025 organisé en Côte d’Ivoire s’inscrit dans cette même logique de rayonnement international. Abidjan accueillant les meilleures sélections africaines féminines de basketball dans des conditions d’organisation saluées par la FIBA Afrique a renforcé le positionnement de la Côte d’Ivoire comme terre d’accueil de compétitions sportives continentales. Et sur le terrain, la sélection nationale féminine de basketball a réalisé une progression remarquable qui dit que les investissements dans les disciplines moins médiatiques portent leurs fruits.
La promotion de Marie Josiane Yao à la présidence de la Confédération Africaine de Dodgeball illustre un autre aspect de la stratégie sportive ivoirienne sous Silas Metch : placer des compétences ivoiriennes à des postes de direction dans les instances sportives africaines et internationales. Cette diplomatie sportive, menée en parallèle des victoires sur les terrains, construit l’influence continentale de la Côte d’Ivoire dans les cercles de gouvernance sportive où se décident les attributions de compétitions, les répartitions de financements et les orientations stratégiques du sport africain.
Et puis il y a le Mondial 2026. La qualification des Éléphants pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde, première dans l’histoire du football ivoirien, est l’aboutissement d’un travail collectif dans lequel Silas Metch a joué un rôle décisif. C’est lui qui a créé les conditions institutionnelles dans lesquelles la FIF pouvait travailler sereinement. C’est lui qui a négocié avec les autorités canadiennes les conditions d’accueil des Éléphants à Toronto pour le match contre l’Allemagne. Et c’est lui qui, dans les couloirs des stades américains, porte le drapeau orange d’une Côte d’Ivoire sportive qui a retrouvé sa fierté et son ambition.
Le sport doit devenir un véritable moteur économique pour notre pays, avait déclaré Silas Metch en janvier 2025. Cette vision n’est pas un slogan. C’est un programme. Un programme qui se construit victoire après victoire, institution après institution, talent après talent. Et à ce jour, les résultats sont là.
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