Par La Rédaction | Lementor.net
Le président zambien Hakainde Hichilema a décroché un second mandat présidentiel avec près de 60 % des suffrages exprimés selon la Commission électorale zambienne. Une victoire nette, sans ambiguïté, qui valide cinq ans de gouvernance économique dans un pays qui avait connu le défaut de paiement sur sa dette extérieure en 2020. L’homme qui avait promis de redresser les finances zambiennes est reconduit par son peuple pour continuer ce qu’il a commencé.
Hichilema avait remporté l’élection de 2021 avec 57 % des voix, battant le président sortant Edgar Lungu après six tentatives infructueuses depuis 2006. Ce deuxième mandat obtenu avec 60 % dit que sa base électorale s’est consolidée plutôt que rétrécie au contact de l’exercice du pouvoir. Dans un continent africain où les présidents sortants perdent rarement quand ils se représentent mais où les marges diminuent souvent sous l’effet de la lassitude, cette progression de trois points est une information.
Son bilan économique est documenté et nuancé. La Zambie a finalisé en 2023 sa restructuration de dette dans le cadre du Cadre commun du G20, devenant le premier pays africain à compléter ce processus. Le FMI a validé son programme économique. La croissance a repris. Mais l’inflation reste élevée et les conditions de vie de millions de Zambiens n’ont pas encore pleinement bénéficié des ajustements macroéconomiques. C’est dans ce contexte de redressement réel mais encore incomplet que les Zambiens ont choisi de reconduire Hichilema plutôt que de tenter autre chose.
Cette réélection dit quelque chose sur l’état de la démocratie en Afrique australe à l’heure où la SADC tient son sommet de Durban et surveille l’élection zambienne depuis ses tribunes. Un processus électoral qui produit un résultat clair, accepté par les perdants, validé par les observateurs régionaux et internationaux : c’est ce que la démocratie doit produire. La Zambie l’a produit ce mardi 18 août 2026. Dans un continent qui compte trop d’élections contestées et trop de résultats qui finissent devant des tribunaux ou dans des rues, ce résultat zambien mérite d’être nommé pour ce qu’il est : une réussite démocratique.
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