Par La Rédaction | Lementor.net
La porte du banc des Éléphants ne s’est pas refermée sur Emerse Faé que sept candidatures spontanées de renommée internationale se sont déjà manifestées auprès de la Fédération Ivoirienne de Football. Sept profils qui ont pris l’initiative de contacter directement la FIF pour exprimer leur intérêt à conduire les Éléphants vers une quatrième étoile. Cet engouement dit quelque chose que peu de fédérations africaines peuvent revendiquer : la sélection ivoirienne est devenue une destination qui attire les meilleurs.
La FIF se réjouit de cet intérêt massif et spontané. Il dit la réputation positive de la structure dirigeante du football ivoirien, les conditions de travail qu’elle offre à ses sélectionneurs et le prestige d’une équipe qui a remporté la CAN 2024 à domicile, qualifié pour le Mondial 2026 sans une seule défaite et atteint les huitièmes de finale pour la première fois de son histoire. Ces trois premières fois en deux ans ont transformé les Éléphants en marque footballistique africaine de premier plan dont le banc est devenu convoité.
Mais la FIF ne cédera pas à l’enthousiasme du chiffre. Sept candidatures, c’est une richesse. C’est aussi une responsabilité. Le COMEX planche depuis le départ de Faé sur le profil exact du successeur avec une rigueur que les sources proches de la fédération décrivent comme totale. Et ce profil a désormais un critère minimum non négociable : le futur sélectionneur devra avoir déjà remporté un trophée continental ou international. En club ou en équipe nationale. En Europe, en Afrique, en Asie ou aux Amériques. Peu importe le théâtre. Ce qui compte est la carapace. L’habitude de la victoire. La connaissance intime de ce que gagner un grand titre signifie dans un vestiaire, dans une préparation et dans une finale.
Ce critère dit quelque chose de profond sur l’ambition de la FIF pour ce deuxième mandat de YID. Les Éléphants ont trois étoiles. Dans cette catégorie, on ne recrute pas un apprenti. On recrute un homme qui a déjà vécu ce type de moment, qui sait gérer la pression d’une finale, qui connaît les réalités des grandes compétitions et dont l’adaptation au niveau exigé sera plus rapide parce qu’il y a déjà évolué. Ce profil existe. Il est rare. Et il est clairement dans le viseur de la FIF.
Le portrait-robot du futur sélectionneur se dessine ainsi avec précision sans que les noms puissent encore être avancés. Un visage habitué au succès à haut niveau. Une connaissance des grandes compétitions mondiales, continentales ou européennes. Une capacité d’adaptation rapide à un vestiaire de joueurs internationaux évoluant dans les meilleurs championnats du monde. Et probablement une dimension humaine capable de fédérer un groupe de personnalités fortes autour d’un projet commun. Ce dernier critère n’est pas écrit dans les statuts. Il est inscrit dans l’histoire récente des Éléphants dont le titre de 2024 a été autant une victoire collective qu’une victoire tactique.
L’urgence du calendrier accélère la procédure. Les Éliminatoires de la CAN 2027 débutent en septembre 2026. La FIF n’a pas le luxe d’une sélection longue et méticuleuse sur plusieurs mois. Une méthode de désignation rapide devrait être validée dans les jours qui viennent pour que le nouveau sélectionneur soit en poste avec le temps nécessaire pour prendre connaissance du groupe, rencontrer les joueurs et préparer les premiers matchs qualificatifs.
Ce que lementor.net peut confirmer à ce stade est que les informations en provenance de la FIF sont bonnes. Le nouveau sélectionneur a de fortes chances d’être accepté de tous et de toutes. Ce consensus potentiel dit que la FIF a déjà un nom en tête, que ce nom a été validé en interne et que la communication officielle n’attend plus que la finalisation des derniers détails contractuels. Le football ivoirien vivra dans les prochains jours l’un de ses moments les plus attendus depuis le titre de février 2024.
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