CB | Lementor.net
Du 19 juin au 17 juillet 2027. Le Congrès annuel de la FIFA à Vancouver a officialisé ce mercredi le calendrier de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Les spéculations s’arrêtent. Les montres se mettent en route.
L’Afrique de l’Est accueille la CAN pour la première fois de son histoire. Kenya, Tanzanie et Ouganda organisent conjointement une édition que la CAF présente comme historique — et le mot n’est pas exagéré. Ces trois nations n’ont jamais individuellement ni collectivement porté une compétition de cette envergure. Ce choix dit quelque chose sur la direction que prend le football africain : sortir des zones de confort habituelles, le Maroc et l’Afrique du Nord d’un côté, l’Afrique de l’Ouest de l’autre, et ouvrir le continent à de nouveaux territoires footballistiques en pleine croissance.
La région a du potentiel. Le Kenya produit des joueurs de Premier League. La Tanzanie connaît une explosion de sa pratique footballistique depuis une décennie. L’Ouganda a une culture du sport bien ancrée. Mais organiser une CAN à 24 équipes sur trois pays simultanément est un défi logistique considérable — stades à moderniser, réseaux de transport à densifier, capacités hôtelières à multiplier. Les investissements qui vont affluer dans les prochains mois transformeront durablement les infrastructures sportives de cette sous-région, bien au-delà du tournoi lui-même.
Le calendrier choisi, juin-juillet, confirme une tendance que la CAN 2023 en Côte d’Ivoire avait déjà consacrée. Finies les éditions de janvier-février qui arrachaient les joueurs africains à leurs clubs européens en pleine saison. Une CAN d’été, c’est des Éléphants disponibles, des Fennecs au complet, des Lions à pleine puissance. C’est aussi de meilleures conditions d’organisation pour les pays hôtes et une compétition plus visible sur les marchés télévisés mondiaux, moins en concurrence avec les phases chaudes des championnats européens.
Pour les Éléphants de Côte d’Ivoire, le calendrier est clair. Le Mondial 2026 d’abord, en juin prochain aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Puis deux ans de préparation pour défendre le titre continental au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. La génération Kessié-Amad Diallo aura le temps de mûrir, de digérer l’expérience mondiale et d’arriver en 2027 avec la maturité d’une équipe qui a tout connu.
Nairobi, Dar es Salaam, Kampala. Dans treize mois, l’Afrique regardera vers l’est.
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