CB | Lementor.net
Barry Sadjo avait 27 ans et faisait l’objet d’un avis de recherche depuis 2023. Ce jeudi, le tribunal de première instance de Bouna l’a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour association de malfaiteurs et vols à main armée. Cinq de ses complices ont reçu la même sentence. Le réseau qui terrorisait les axes routiers du Bounkani et du Gontougo depuis plusieurs années n’existe plus.
Ce qui distingue cette affaire d’un simple dossier de banditisme, c’est ce qu’elle révèle sur la structure du groupe. Les enquêteurs ont découvert un mode opératoire organisé, des fusils d’assaut, des armes appartenant aux forces de sécurité détournées et réutilisées contre la population. Ce n’était pas un gang improvisé. C’était un réseau.
Le fil a commencé à se dérouler à partir d’un signalement anodin : un vol de bétail à Doropo. La gendarmerie localise les animaux dans un enclos à Piaye. Les indications recueillies sur place mènent directement à Barry Sadjo. Une fois en garde à vue, l’affaire prend une autre dimension. Il désigne Sankara Seydou, responsable du parc à bétail de Doropo, comme soutien logistique du réseau, fournisseur d’armes et réceptacle des produits issus des braquages. Les données de communication et les recoupements d’enquête ont confirmé son rôle. Il a été jugé et condamné avec les autres.
Pour les populations de l’est de la Côte d’Ivoire, ce verdict clôt des années d’insécurité sur des axes routiers que ce groupe avait transformés en zones de prédation. La justice a fait son travail.
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