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Le document officiel du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie daté du 30 avril 2026 est sans ambiguïté. À partir de demain 1er mai, le super sans plomb passe de 820 à 875 FCFA le litre sur l’ensemble du territoire national. Une hausse de 55 FCFA que les rumeurs annonçaient depuis plusieurs jours et que le communiqué officiel confirme ce soir.
Ce n’est pas une hausse brutale. Mais c’est une hausse réelle, concrète, qui se sentira à la pompe dès demain matin pour des millions d’Ivoiriens qui prennent leur voiture, leur moto ou leur taxi collectif. Le gasoil moteur monte lui aussi, de 675 à 700 FCFA le litre. Le pétrole lampant passe de 705 à 745 FCFA.
Face à cette révision sur les carburants liquides, le gouvernement a fait un choix clair sur le gaz butane. Les prix restent intégralement stables. La bouteille de 6 kg demeure à 2 000 FCFA. Celle de 12,5 kg reste à 5 200 FCFA. Celle de 15 kg à 6 965 FCFA. Ce maintien n’est pas anodin. Il dit que l’arbitrage du gouvernement protège en priorité les foyers les plus modestes, ceux qui cuisinent au gaz, ceux pour qui une hausse du butane serait la plus douloureuse au quotidien.
Dans le District d’Abidjan, les tarifs industriels racontent une autre histoire. Le DDO passe à 1 007 FCFA le kilogramme. Le DDO exonéré à 933 FCFA. Le fuel oil 180 à 588 FCFA. Le butane vrac industriel et les bouteilles de plus de 28 kg atteignent 766,912 FCFA le kilogramme. Les entreprises industrielles de la capitale économique absorbent une part significativement plus lourde du choc tarifaire que les ménages. C’est un double régime assumé — les industriels ont des marges, les ménages non.
Ce que ce document dit en creux sur la situation des marchés mondiaux est tout aussi important. Les cours du brut restent sous pression. Les tensions géopolitiques persistantes maintiennent un environnement énergétique instable. La Côte d’Ivoire, comme tous les pays importateurs nets de pétrole raffiné, ne peut pas indéfiniment absorber ces chocs sans les répercuter partiellement. La hausse de mai sur les carburants liquides est la réponse partielle à cette réalité. Le maintien du gaz est la ligne rouge sociale que le gouvernement a décidé de ne pas franchir.
Les prix doivent être obligatoirement affichés dans toutes les stations-service et points de vente agréés dès demain. Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation. Le message est clair : la hausse est officielle, encadrée, et ne laisse aucune place aux abus.
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